Immersion Totale…

 

6H30 du matin, je marche dans les rues de Mysore qui s’éveille vraiment et je n’ai toujours pas sommeil…Replonger dans des rues au tracé linéaires pour parcourir toujours plus loin une ambiance marchande depuis longtemps disparues dans nos pays modernes et occidentaux.

 

 

Retrouver les mouvements, les bruits de la rue, les odeurs, les corps et les visages qui nous disent la dureté d’une vie Indienne qui donne un sens incroyable et vrai au mot VIVRE !

 

 

 

Pour d’autres, il faudra juste tenter de…SURVIVRE…

 

 

Emporté dans le tourbillon de la vie, le matin dans les rues de la vie des couples se mettent en scène pour vivre leur moment de “Star”. Andy Wharol parlait du quart d’heure de gloire…

 

 

Les lumières de la nuit disparues, le palace de Mysore perd de sa magie, de son lustre et montre sa fatigue avec ses peintures écaillées, ses pavés distendus et bien d’autres signes encore…

 

 

Curieux de voir les Indiens payer un droit d’entrée de 100 roupies-1€20, une somme pour beaucoup, venir admirer les fastes de l’occupant Anglais et de leurs complices, sultans et maharadjas si présents sur toutes les peintures des innombrables murs…Présence de nombreux groupes d’écoliers, étudiants du pays comme si les combats des libérateurs de cette opression, Gandhi en tête ne représentaient plus rien…

 

 

S’éloigner pour la première fois de la ville, fuir les “Freeway” pour rencontrer la réalité des campagnes Indiennes. Retrouver dans l’instant l’esthétique fort des briqueteries artisanales au bord des routes tenues par des groupes de villageois…

 

 

…Mais si contradictoire avec la dureté pour les corps des hommes et des femmes ! qui portent inlassablement des briques à venir, incroyables empilement de terre qui vont brûler durant plusieurs jours avant de les extraire, cycle immuable d’une vie matérielle difficile.

 

 

Sans oublier tous les autres métiers des campagnes vus sur les routes…

 

 

Magnifique surprise ! Loin des temples Indiens peu esthétiques et submergés de croyants, ici, tout appelle à la méditation paron architecture et son empilement de pierres sculptées à l’extrême rappelle les temples d’Angkor et près de 800 ans après la qualité de son état de préservation est remarquable.

 

 

 

 

Le temple Chennakesava, appelé aussi Keshava est unique. Il représente l’apogée du du style de temple Hoysala. Temple hindou Vaishnava sur les rives de la rivière Kaveri à Somanathapura au Karnataka. Temple consacré en 1258 par un général du roi Hoysala Narasimha III, situé à 40 kms de Mysuru.

 

 

 

 

Architecture enfermé dans une cour avec un couloir à piliers de petits sanctuaires, au centre d’une haute plate-forme en forme d’étoile avec trois sanctuaires symétriques, situés dans une matrice carrée orientée Est-Ouest et Nord-Sud. Le sanctuaire occidental pour une statue de Kesava manquante, le nord de Janardhana et le sud de Venugopala, toutes les formes de Vishnu. Les sanctuaires partagent une salle communautaire commune avec de nombreux piliers. Les murs extérieurs, les murs intérieurs, les piliers et le plafond du temple sont finement sculptés avec l’iconographie théologique de l’hindouisme et affichent de vastes frises de textes hindous tels que le Ramayana, le Mahabharata et le Bhagavata Purana.

 

 

 

 

 

Visage au regard perdu face au destin du Milliard d’humains et plus…

 

 

 

INOUBLIABLES !