Dernier jour…

Après une journée à profiter de la belle maison de Véronique et Pico malgré une météo très loin de la saison sèche habituelle sur cette période dans les Antilles avec sa succession de passages pluvieux plus ou moins intenses,Véronique propose de partir explorer le Nord de l’île pour notre dernier jour complet.

 

 

 

 

Pour débuter la matinée de ce jeudi 24 Janvier, direction une maison du 18ème siècle de type créole, sur les hauteurs de Castries qui présente la technique ancestrale d’impression polychrome qui se retrouve principalement dans les régions d’Afrique de l’Ouest, du Moyen-Orient et d’Asie. Ici, le batik est décliné à l’infini.

 

 

 

 

Remontée tout au nord sur la côte Est exposée aux vents et à la houle de l’océan atlantique. Zone encore préservée par l’urbanisation galopante de l’île même si la présence d’un golf, d’une résidence ultra protégée et de travaux en cours ne présage rien de bon…

 

 

 

 

Ici la baie est vierge de béton excepté une case sur le bord de la plage, point de rendez-vous des kite surfeurs. Véronique connaît bien la propriétaire des lieux, aveugle mais toujours heureuse de lui parler encore une fois de sa famille qui la soutien pour tenir son bar&restaurant.

 

 

 

 

Après une pause tout au bout de la presqu’ile de Pigeon Island, une montée s’impose tout en haut, sur les vestiges historiques de fort Rodney, point stratégique qui permet de dominer toute la côte et de voir au loin la Martinique.

 

 

 

 

Amiral Rodney après la bataille des Saintes, 1782, par Thomas Gainsborough. Derrière se trouve l’enseigne navale française à fleur de lys de la Ville de Paris capturée. 13/02/1718 – 24/05/1792



Rodney venait d’un milieu distingué mais pauvre et partit en mer à l’âge de quatorze ans. Sa première action majeure fut la deuxième bataille du cap Finistère en 1747. Il gagna une grande somme d’argent au cours des années 1740, lui permettant d’acheter un grand domaine et un siège à la Chambre des communes de Grande-Bretagne. Pendant la guerre de Sept Ans, Rodney fut impliqué dans un certain nombre d’opérations amphibies telles que les raids sur Rochefort et Le Havre et le siège de Louisbourg . Il est devenu bien connu pour son rôle dans la prise de la Martinique en 1762. Après la paix de Paris, il a dépensé de grosses sommes d’argent pour poursuivre ses ambitions politiques. En 1774, fut contraint de fuir la Grande-Bretagne pour échapper à ses créanciers. Il se trouvait dans une prison française lorsque la guerre fut déclarée en 1778. Grâce à un bienfaiteur français, Rodney put obtenir sa libération et retourner en Grande-Bretagne où il fut nommé à un nouveau commandement.



Rodney a réussi à relever Gibraltar pendant le Grand Siège et a vaincu une flotte espagnole lors de la bataille du cap Saint-Vincent en 1780, connue sous le nom de « bataille au clair de lune » car elle s’est déroulée de nuit. Affecté à la station de la Jamaïque, il fut impliqué dans la capture de Saint-Eustache en 1781. Cette année-là, il rentra chez lui en raison de problèmes de santé. Pendant son absence, les Britanniques perdirent la bataille cruciale de Chesapeake, qui conduisit à la reddition de Yorktown.



Rodney était un personnage controversé, accusé d’être obsédé par les prix en argent. Cela a atteint son paroxysme à la suite de sa prise de Saint-Eustache, pour laquelle il a été fortement critiqué en Grande-Bretagne. Des ordres de rappel avaient été envoyés lorsque Rodney remporta une victoire décisive à la bataille des Saintes en avril 1782, mettant ainsi fin à la menace française contre la Jamaïque. Rodney accompagna le futur roi Guillaume IV lors de sa visite (avril 1783) à Cuba. Là, le prince s’est entretenu avec le capitaine général Luis de Unzaga pour parvenir aux préliminaires des conditions de paix qui reconnaîtraient plus tard la naissance des États-Unis d’Amérique. À son retour en Grande-Bretagne, Rodney fut nommé pair et reçut une pension annuelle de 2 000 £. Il vécut retiré jusqu’à sa mort en 1792.

 

 

La bataille des Saintes (connue des Français sous le nom de Bataille de la Dominique) fut une bataille navale importante dans les Caraïbes entre les Britanniques et les Français qui eut lieu du 9 au 12 avril 1782. La victoire britannique était considérée comme la plus grande sur les Français pendant la guerre d’indépendance américaine. La flotte britannique dirigée par l’amiral Sir George Rodney a vaincu la flotte française commandée par le comte de Grasse, forçant les Français et les Espagnols à abandonner leur projet d’invasion de la Jamaïque. Les Français avaient bloqué l’armée britannique à Chesapeake Bay l’année précédente, pendant le siège de Yorktown, et avaient soutenu la victoire finale des Américains dans leur révolution. Cette bataille a cependant stoppé leur élan et a eu un effet significatif sur les négociations de paix visant à mettre fin à la guerre. Les Français subirent de lourdes pertes aux Saintes et beaucoup furent faits prisonniers, dont de Grasse. Quatre navires de ligne français furent capturés (dont le vaisseau amiral ) et un fut détruit. Rodney a été crédité d’avoir été le pionnier de la tactique consistant à « briser la ligne » dans la bataille.

 

 

 

 

Le voyage c’est avant tout des belles rencontres. Un peu par hasard au départ, nous avons d’abord vécu deux très belles semaines avec Pico sur son bateau Picnic. La troisième semaine passée dans leur belle maison située proche de Castries avec une vue magnifique sur la mer a été une autre belle rencontre avec Véronique sa femme. Tous les deux ont trouvé et créé depuis quelques années un univers chaleureux et plein d’humanité qu’ils diffusent tout autour d’eux.

 

A nous de leur dire encore une fois MERCI  !

 

 

 

 

Demain, Pico nous ramène avec son Picnic sur la Martinique que nous allons découvrir sur les 15 prochains jours.

 

 

Voilà, c’est fini

Nos mains se desserrent de s’être trop serrées
La foule nous emporte chacun de nôtre côté
C’est fini…hum c’est fini