Art.05-La Machette…

Depuis plusieurs années Chris et moi, voyageons en sécurité, avec notre sac à dos dans les pays de l’Asie du Sud-Est. A la retraite depuis quelques mois et de retour de deux mois passés en Thaïlande et au Cambodge nous avions décidé de rejoindre un couple d’amis installé sur l’île de Mayotte.

 

Les jours d’avants…Dès notre arrivée nous avons aimé la beauté sauvage de l’île, les couleurs de l’eau et du ciel, la gentillesse des personnes rencontrées qui parlaient parfois de l’insécurité latente de l’île…

 

 

 

Quatrième jour…A la fin de cette très belle journée de navigation sur le Lagon nous partons en direction d’un gîte sur les hauteurs de Mayotte pour y passer la soirée et nuit…Ambiance “Cool” dans la voiture…Jim Morrison chante « Rider on the storm »…En Français…« Passager de la tourment »…Nous sommes bien, trop bien…La voiture s’engage sur un piste descendante dans une forêt…Plus loin un tronc d’arbre bloque la route…La voiture n’arrive pas à le franchir…Je descend de la voiture et tire l’arbre sur le bas côté…Mais que fait cette arbre en travers de la piste..?

 

Je les vois surgir des bois en courant vers la voiture, vers moi…Je cours, la voiture démarre…Je suis bousculé, je tombe devant la voiture, me relève légèrement blessé et devant moi il est là avec sa cagoule et sa Machette…Je me dis qu’il va me frapper avec, il hurle, j’entends Chris et nos amis lutter pour ne pas ouvrir les portes de la voiture, un autre ceinture l’homme à la Machette pour l’empêcher de me frapper…Ils sont 5 ou 6, ils sont jeunes, très énervés, excités voir sous emprise de la drogue…Ils frappent sur la voiture, brisent la lunette arrière, ouvrent la porte avant pour voler ce qu’il peuvent…5, 6 minutes, ou plus ? ou moins ? Brutalement ils s’enfuient, une voiture arrive du gîte, elle nous sauve, nous sommes choqués mais entiers…

 

Nous venons d’avoir à faire à des coupeurs de routes qui semblent intervenir sur des lieux réputés sans risque…La suite ? Une police impuissante, au commissariat le lendemain mais sans une réelle prise en compte de notre agression, déclaration auprès des assurances pour la voiture et le vol de mon appareil photo…Depuis nous avons repris une vie normale mais en nous limitant à des zones du Sud, surveillées par les habitants, pour nous c’est quelques semaines, pour nos amis c’est d’accepter de vivre dans un département Français si particulier.

 

La violence existe partout, celle-ci, directe, sauvage presque primitive laisse en moi une blessure profonde.