La météo annonce une journée historique avec des températures au dessus de la normale et le Cotentin au climat du Sud…Mais ce matin, nous partons pour rejoindre Jobourg village situé tout en haut au nord ouest de la presqu’ile…Le premier petit déjeuner proposé par Bernadette et depuis notre départ de Brest il y a 15 jours est le bienvenue.



La première heure nous roulons sur une ancienne voie ferrée devenue une piste verte aménagée et avec un peu d’ombre car le soleil tape déjà dur. Sur le guidon mon portable et son application GeoVelo me trace la route même si parfois pour éviter les grands axes elle peut nous envoyer dans des pentes et des chemins pas toujours souhaités…






Après la Bretagne et ses innombrables églises, la Normandie se fait plus modeste dans l’architecture de ses édifices religieux. Ils se ressemblent tous mais parfois il y a de belles surprises à l’intérieur.





Une pause au port de Carteret situé tout en bas avant de reprendre nos vélos et de monter tout en haut avant de redescendre tout en bas…En priorité avant de repartir trouver un point d’eau pour s’auto arroser et garder un moment de fraîcheur à notre départ. Sans oublier les vaches Normandes !





Avant d’arriver à Flamanville il y a une belle zone dunaire protégée, le plus beau secteur est le massif des dunes de Biville et l’anse de Vauville, dans la Hague. Immense massif dunaire sauvage de plus de 600–700 hectares, parmi les plus spectaculaires de Normandie. Les dunes peuvent atteindre plus de 100 m de hauteur et offrent des paysages presque désertiques, entre sable, oyats, pinèdes et vues sur la Manche.
Et puis il y a la réalité du monde juste après avec deux sites emblématiques sur la gestion de l’atome par l’homme pour mieux vivre ? jusqu’à nous faire disparaître..?
Pour en savoir plus… ICI et ICI et ICI




Centrale nucléaire de Flamanville. Contre c’est ICI
Un des sites nucléaires les plus importants de France. Exploitée par EDF, elle est située sur la côte de la Manche, dans le Cotentin, en Normandie. Le site comprend deux réacteurs nucléaires historiques, mis en service années 1980. Un troisième réacteur EPR (European Pressurized Reactor), appelé Flamanville 3, représentant la nouvelle génération de réacteurs nucléaires français. Type : réacteur à eau pressurisée (REP / EPR) Puissance d’environ 1 600 MW avec une production estimée alimentation de plusieurs millions de foyers en électricité bas carbone. Le chantier de l’EPR a débuté en 2007. Initialement prévu pour 2012, le projet a connu de nombreux retards techniques et une forte hausse des coûts. Parmi les difficultés rencontrées…Problèmes de soudures, contrôles de sûreté renforcés, modifications techniques après Fukushima, complexité industrielle du prototype EPR. La centrale joue un rôle important dans la production d’électricité bas carbone, l’indépendance énergétique française, la relance du nucléaire en France avec les futurs projets EPR2. Le site suscite des débats sur la sûreté nucléaire, le coût des grands projets industriels, l’impact environnemental. Les discussions publiques restent très actives entre partisans du nucléaire et associations écologistes.
En 2026, l’EPR de Flamanville poursuit sa phase de démarrage industriel. EDF indique que les essais de démarrage ont été achevés en avril 2026 et que le réacteur est désormais en phase d’exploitation progressive. Le projet représente environ 23,7 milliards d’euros de coût total selon la Cour des comptes, près de 12 ans de retard par rapport au calendrier initial.



L’arrêt de l’EPR (European Pressurized Reactor) de Flamanville se précise avec une reprise repoussée jusqu’en octobre 2025 par EDF. En parallèle de ces informations, la Cour des comptes a publié les surcoûts officiels de l’EPR, qui seraient de 23,7 milliards d’euros. Arrêté depuis juin, le réacteur nucléaire normand restera finalement à l’arrêt jusqu’en octobre 2025. Cette annonce apporte une précision au report déjà communiqué en août 2025. Cette confirmation est accompagnée de nouvelles révélations sur l’ampleur des surcoûts du projet de cet EPR. En effet, la Cour des comptes chiffre désormais le coût total du projet à 23,7 milliards d’euros, soit une multiplication par plus de sept par rapport aux 3,3 milliards initialement prévus en 2006. Ces nouvelles données placent officiellement l’EPR de Flamanville parmi les projets industriels les plus coûteux de l’histoire nucléaire européenne. Cette dérive financière, bien plus importante que les estimations précédentes, illustre la complexité technique de ce prototype et les défis rencontrés depuis près de 20 ans.
La suspension des essais de montée en charge durant tout l’été confirme les difficultés opérationnelles évoquées en juin avec les problèmes de soupapes. Ce calendrier actualisé pèse particulièrement sur la stratégie énergétique nationale à l’approche de l’hiver 2025-2026. Alors que le pays mise sur le nucléaire pour sa transition énergétique, l’indisponibilité prolongée de ces 1 600 MW de puissance retarde la contribution de Flamanville au mix électrique français. La reprise des essais restant soumise aux validations de l’Autorité de sûreté nucléaire, l’incertitude reste de mise.







Centre nucléaire de retraitement de la Hague. Pour en savoir plus ICI
1966 / Mise en service de l’usine et arrivée du premier combustible nucléaire usé.
Situé dans le département de la Manche, en Normandie, près de Cherbourg. Il est exploité par Orano et constitue l’un des plus grands centres de traitement de combustibles nucléaires usés au monde. Création du site dans les années 1960. Développement progressif pour répondre aux besoins du programme nucléaire français. Aujourd’hui, le site joue un rôle majeur dans la gestion du combustible nucléaire. Le site de La Hague ne produit pas directement d’électricité comme une centrale nucléaire classique. Sa mission principale est le traitement des combustibles nucléaires usés, la séparation des matières recyclables…Uranium / Plutonium, la réduction du volume et de la toxicité des déchets radioactifs. Les principales activités sont la réception des combustibles usés provenant des centrales nucléaires, le Traitement chimique pour séparer les matières valorisables, le Conditionnement et stockage sécurisé des déchets radioactifs et le Recyclage partiel du combustible nucléaire. Le site est soumis à des contrôles stricts de sûreté nucléaire.
La phase principale de construction a duré 4 ans…1962−1966. Le coût de construction de l’usine était estimé à 400 millions de francs, cela représenterait aujourd’hui plusieurs milliards d’euros. Le chantier a mobilisé jusqu’à 12 000 à 15 000 ouvriers. Le site couvre environ 300 hectares. L’usine est toujours en activité aujourd’hui sous l’exploitation de Orano. Des projets de prolongation et de modernisation sont prévus au-delà de 2040.Aujourd’hui, le site de Usine de retraitement de la Hague emploie environ 4 000 salariés Orano ainsi qu’environ 1 000 entreprises prestataires et sous-traitants soit près de 5 000 personnes travaillant quotidiennement sur le site. Le groupe Orano précise également que le site est le principal employeur industriel du Cotentin.



Une lecture ci-dessous instructive sur le statut privilégié de ce groupe de 140 00 salariés qui ne semble plus du tout normal au XXIème siècle.
Agents au statut IEG* bénéficient de fortes réductions sur leur facture d’énergie.
- Désigne le Statut national du personnel des Industries Électriques et Gazières.
C’est le cadre social spécifique appliqué aux salariés de la branche des IEG : EDF, Enedis, RTE, GRDF, GRTgaz, certaines ELD, etc.Historiquement, ce statut a été créé après la nationalisation de l’électricité et du gaz en 1946 par un décret toujours en vigueur aujourd’hui. Concrètement, il fonctionne comme une convention collective “renforcée” et fixe les règles…Rémunération (GF, NR, primes), les congés, les déroulements de carrière, la discipline, certains avantages sociaux, la protection sociale et retraite spécifique des IEG. Les salariés “au statut” ont donc un régime différent du privé classique, même si le Code du travail continue aussi de s’appliquer. Beaucoup de règles internes viennent du statut IEG plutôt que d’une convention collective classique. Quelques particularités connues sur la progression via les NR (niveaux de rémunération) et GF (groupes fonctionnels), une forte protection de l’emploi, un “stage” d’environ 1 an avant titularisation dans certains cas, enfin un régime spécial historique de retraite (modifié ces dernières années pour les nouveaux embauchés).
Aujourd’hui, la branche IEG regroupe environ 157 entreprises et plus de 140 000 salariés en France.
Cet avantage existe aussi pour certains retraités. detail precis les salariés statutaires bénéficient d’un « tarif agent » ou « Avantage en Nature Énergie (ANE) ». Cet avantage existe aussi pour une partie des retraités. L’avantage comprend…Abonnement électricité/gaz quasiment gratuit, exonération d’une partie des coûts d’acheminement et de certaines taxes. Selon les estimations publiées, un agent IEG paie environ 3 % à 10 % du prix normal de sa facture d’énergie. Certains calculs évoquent même un coût réel autour de 0,006 €/kWh pour l’électricité contre environ 0,19 €/kWh au tarif réglementé actuel.
Le droit concerne les agents statutaires en activité, les retraités ayant au moins 15 ans d’ancienneté dans les IEG et dans certains cas les veufs/veuves et ayants droit. Pour bénéficier du tarif il faut relever du statut national des IEG, avoir un contrat domestique auprès des fournisseurs historiques. l’avantage est limité aux consommations du logement principal/familial. Les retraités conservent l’avantage seulement s’ils remplissent les conditions statutaires, notamment les 15 années de service. Les pensions de réversion peuvent aussi ouvrir le droit dans certains cas. L’ANE est considéré comme un avantage en nature imposable, soumis à cotisations sociales, intégré au revenu imposable, valorisé chaque année par un barème spécifique. Deux éléments sont souvent critiqués…Le coût très faible de l’énergie pour les agents et certains retraités, La présence sur les factures françaises de la CTA (Contribution Tarifaire d’Acheminement), taxe servant à financer une partie du régime spécial de retraite des IEG. La CTA représente aujourd’hui une faible part de la facture globale, mais elle finance historiquement les droits retraite spécifiques du secteur.
Le “tarif agent” des salariés des Industries Électriques et Gazières (EDF, Enedis, Engie, RTE, GRDF, etc.) n’a pas officiellement de limite de consommation stricte publiée pour un usage domestique classique. En pratique, l’avantage s’applique à la résidence principale et parfois secondaire selon les règles internes. Les agents paient une très faible partie du coût réel de l’électricité/gaz (environ 3 % à 15 % d’une facture normale selon les sources et composantes). L’abonnement est généralement gratuit. Plusieurs sources indiquent qu’il n’existe pas de plafond officiel de consommation dans les textes historiques du tarif agent. En revanche, EDF/les IEG peuvent contrôler les usages “anormaux” ou non domestiques avec revente, activité professionnelle, consommation excessive suspecte, chauffage d’installations non autorisées, etc.

La journée la plus dure !
Mercredi 27 Mai 2026.
BOLLEVILLE – JOBOURG / Hébergement ICI
76 Kms pour 4H15 de vélo / Près de 1000 mètres de dénivelé
sur 7H00 de parcours.