15/ Juillet en Mai…

Nous quittons déjà Granville sans en avoir vu grand-chose, c’est aussi le risque du voyage et particulier du vélo qui rend plus difficile les modifications d’un planning pré-établit afin de bénéficier de location aux prix modéré et surtout adapté à l’accueil de vélos. Notre rythme correspond aussi à notre désir d’avancer et d’accepter les liaisons de transitions mais parfois frustrantes. Il faut dire que depuis deux jours nous arrivons à nos étapes assez éprouvés par la chaleur brûlante qui règne sur nos vélos et nous sommes plus sur la récupération que de repartir à la découverte…Et ce jour s‘annonce encore plus difficile…

 

 

 

 

Départ de GRANVILLE un peu avant 9 heures pour débuter notre tour du Cotentin d‘Ouest en Est. Il fait déjà très chaud et le vent dans la journée deviendra de plus en plus brûlant. Objectif, ne pas traîner en route, il faut avancer ! Les premiers jours nous buvions à peine un bidon, aujourd’hui ce sera 3 ou 4…Heureusement les routes sont bonnes, sans trop de pièges, notre vitesse moyenne en fin de parcours sera autour des 20km/h…Moins d’églises, sobres voir austères…

 

 

 

 

Le nom « presqu’île du Cotentin » vient de la géographie de cette partie de la Normandie. Une presqu’île est une terre presque entièrement entourée par la mer, mais reliée au continent par une bande de terre. Le Cotentin est entouré par la Manche à l’ouest et au nord, la baie des Veys et les marais à l’est et au sud-est. Historiquement, les vastes marais autour de Carentan-les-Marais rendaient l’accès terrestre difficile une bonne partie de l’année. Cela donnait presque l’impression d’une île reliée au reste de la Normandie par un étroit passage. Le mot « Cotentin » lui-même viendrait du latin Constantinus, lié à l’ancienne cité de Coutances (autrefois Pagus Constantinus). Avec le temps, Constantinus est devenu Costentin, puis Cotentin.

 

 

 

 

Des huitres dans la manche avec tracteurs et remorques comme unique bateau, ici les marées sont de grandes amplitudes…Non nous ne sommes pas dans les landes mais ici aussi les désastreuses coupe « franches » de pins existent…Un détour de quelques kilomètres pour la visite d’un château pour trouver porte close…Pause bien méritée et inespérée après avoir trouvé sur la carte un petit point bleu qui promettait de l’eau, pari réussi !

 

 

 

 

L’abbaye Sainte-Trinité de Lessay

 

Fondée vers la fin du XIe siècle et, dès le départ, richement dotée de terres et moyens de subsistance par les barons de La Haye-du-Puits. Les premiers bénédictins venaient de l’abbaye du Bec, et elle jouit d’une grande prospérité jusqu’au XIIIe siècle, avec plusieurs prieurés et de nombreux bénéfices. Les guerres de la fin du Moyen-Age, puis l’instauration de la commende, c’est-à-dire la désignation des abbés par le roi et non plus par les moines, provoquent le déclin de la communauté et la dégradation des bâtiments conventuels. La destruction qui avait épargné Lessay après la Révolution et qu’avaient subie tant de grandes fondations, va malheureusement toucher l’abbatiale lors des combats de la Libération de 1944, puisque l’église s’écroule le 11 juillet 44. Un grand mouvement des habitants en faveur de sa reconstruction se manifeste, et l’inauguration d’une nouvelle église refaite à l’identique de la construction romane a lieu en 1959, après dix années de recherches et de travaux, sous la direction de l’architecte en chef Yves-Marie Froidevaux. C’est une réussite exemplaire.

 

 

 

 

L’Abbaye possède l’une des plus anciennes voûtes sur croisées d’ogives au monde. Construite à partir du 11e siècle par les seigneurs de La Haye du Puits, elle est mondialement reconnue pour être l’une des premières églises romanes à présenter des voûtes sur croisée d’ogives. Cette innovation architecturale et la pureté de ses lignes en font un ensemble majestueux. Avec ses 44m de long et son coq girouette qui culmine à 30m de haut, elle est un repère depuis des siècles pour les voyageurs. Sa voûte sur croisée d’ogives culmine à 16m. Les bâtiments conventuels s’étendent sur 3ha et sont la propriété de la même famille depuis 1900.

 

 

 

 

 

 

 

L’art roman est un style artistique et architectural qui s’est développé en Europe entre le Xe et le XIIe siècle, surtout dans les églises et les monastères. Il précède l’art gothique. Les églises romanes sont faciles à reconnaître grâce à plusieurs éléments…Murs épais pour soutenir le poids des voûtes en pierre.Des Petites fenêtres et l’intérieur est souvent sombre. Arcs en plein cintre : des arcs arrondis typiques du style roman. Voûtes en berceau avec des plafonds en forme de demi-cylindre. Un Aspect massif et solide, les bâtiments donnent une impression de puissance et de stabilité. Décor sculpté avec des sculptures sur les chapiteaux, portails et façades représentant des scènes bibliques ou fantastiques. Les églises romanes étaient des lieux de prière, de pèlerinage, et parfois de refuge pour les habitants. Elles étaient souvent construites près des routes de pèlerinage, comme celles menant à Saint-Jacques-de-Compostelle…Abbaye de Cluny, Basilique Sainte‑Madeleine de Vézelay, Cathédrale Saint‑Sernin. L’art gothique apparu ensuite utilise des arcs pointus, de grandes fenêtres, des vitraux lumineux et des bâtiments plus hauts et plus légers. L’art roman, lui, reste plus sobre, épais et horizontal.

 

 

 

Fin de parcours autour de 16 heures, dans les moment les plus brûlants…Heureusement sur une piste aménagée sur une ancienne voie ferrée ce qui permet de bénéficier d’un peu d’ombre. Un vrai climat du Sud aux heures les plus chaudes mais pratiquement 1000 kms plus au nord…Mais tout va bien…

 

 

 

Mardi 26 Mai 2026.



GRANVILLE – BOLLEVILLE / Hébergement ICI



83 Kms pour 4H00 de vélo



sur 7H00 de parcours.