19/ Île de rêve…

ÎLE TATIHOU.

 

Petite île située dans la rade de Saint-Vaast-la-Hougue, sur la côte est du Cotentin. Avec ses 29 hectares, elle appartient au Conservatoire du littoral et n’est pas habitée de manière permanente. elle est un des sites remarquables du littoral normand, à la fois pour son patrimoine historique, sa biodiversité et ses paysages maritimes. Ce qui rend Tatihou particulière, c’est son caractère d’île « à marée ». Sur les grandes marées basses, il est possible de la rejoindre à pied en empruntant un chemin à travers l’estran et les parcs à huîtres. À marée haute, les visiteurs utilisent un bateau amphibie devenu emblématique du lieu.

 

Des traces d’occupation humaine remontent à la Préhistoire et à l’âge du Bronze. Mais surtout connue pour son rôle lors de la Bataille de la Hougue, un affrontement naval majeur entre les flottes française et anglo-hollandaise en 1692. Après cette bataille, des fortifications furent construites sous l’impulsion de Sébastien Le Prestre de Vauban. La tour de Tatihou fait aujourd’hui partie des fortifications de Vauban inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO. L’île abrite un musée maritime consacré à l’archéologie sous-marine, à l’histoire de la pêche et à la vie maritime normande avec des objets retrouvés dans les épaves de la bataille de 1692.

 

Espace protégé pour la préservation des oiseaux marins, des plantes littorales et des milieux côtiers. L’île possède des jardins maritimes, une réserve ornithologique et de nombreux sentiers permettant d’observer la faune et la flore du littoral normand. Chaque été, elle accueille aussi le Traversées de Tatihou, un festival original où les horaires des concerts sont organisés en fonction des marées, les spectateurs rejoignant parfois l’île à pied à travers la mer retirée. L’ambiance de Tatihou est très particulière…Calme, peu fréquentée, entourée d’eau et de parcs ostréicoles, elle offre une impression d’isolement tout en étant à seulement quelques centaines de mètres du continent. Beaucoup de visiteurs y passent une demi-journée ou une journée entière pour profiter du musée, des jardins et des promenades le long des fortifications.

 

 

Inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2008

 

 

 

 

 

Après une soirée « Araignées » à St Vaast la Hougue, départ ce dimanche matin et sous un léger crachin rejoindre l’île de Tatihou située juste en face, à l’aide d’une navette amphibie pour une traversée de 5 minutes. A marée basse elle roule et par une marée à fort coefficient vous pouvez rejoindre Tatihou à pied après une traversée d’une 1/2 heure.

 

 

 

 

 

 

Tatihou, domaine des Goelands, Mouettes et de bien d’autres…Mai et Juin sont les mois des naissances et de l’apprentissage. Gare à vous si vous approchez…D’abord des cris et si trop près, place à des vols d’attaques impressionnants. Le goéland est plus grand que la mouette. La mouette fait entre 37 et 43 cm, le goéland entre 55 et 67 cm. En vol les ailes sont plus grandes chez le goéland. Le bec de la mouette est petit et de couleur rouge tandis que le goéland arbore un gros bec jaune et légèrement crochu avec une petite tache rougeâtre visible sous la partie inférieure. La mouette a une tête foncée ou blanche, qui présente des traces noires ou grisâtres sur la partie supérieure à l’œil. Le goéland est plus facile à reconnaître avec sa tête blanche, son œil clair entouré de jaune et surtout, son dos blanc. Les pattes du goéland sont plutôt roses, si l’on parle du goéland argenté qui est le plus courant et celles de la mouette affichent une couleur rouge-orangé. Si vous entendez des couacs graves et stridents, il s’agit du goéland. Si le cri se fait aigu, c’est une mouette.

 

 

 

 

 

Tatihou, profite d’un microclimat qui facilite le développement de nombreuses plantes exotiques installées dans l’enceinte en pierre de l’ancien Lazaret avec un décorum apaisant. 

 

 

 

 

 

 

Le mouton passe sa vie à craindre le loup, mais c’est le berger qui le mange…

 

 

 

 

 

L’île comprend le Fort Vauban construit en 1694, après la bataille de la Hougue en 1692 et la perte pour la France de 12 Bateaux de guerre brûlés par les Anglais. De cette même époque construit en 1720, un lazaret, lieu destiné à mettre en quarantaine des personnes, des animaux ou des marchandises susceptibles de transmettre une maladie contagieuse. Historiquement, les lazarets étaient surtout utilisés dans les ports maritimes…Les voyageurs ou équipages arrivant de régions touchées par des épidémies (comme la peste ou le choléra) devaient y séjourner pendant un certain temps. Cela permettait de vérifier qu’ils n’étaient pas malades avant d’entrer dans la ville. Le mot vient de Saint Lazare, souvent associé aux malades et aux lépreux, ce qui explique le lien avec l’isolement sanitaire. Aujourd’hui, le terme est moins utilisé, mais il a donné naissance au concept moderne de quarantaine sanitaire.

 

 

 

 

LA BATAILLE NAVALE DE LA HOUGUE

 

Un affrontement majeur de la guerre de la Ligue d’Augsbourg. Elle se déroule en mai-juin 1692 au large de la côte est du Cotentin, près de l’actuelle Saint-Vaast-la-Hougue et de l’île de Tatihou. Le roi Louis XIV souhaite soutenir son allié et cousin Jacques II d’Angleterre afin de le rétablir sur le trône anglais. Une armée française doit traverser la Manche sous la protection de la flotte commandée par Anne Hilarion de Tourville. Le 29 mai 1692, Tourville engage le combat avec environ 44 vaisseaux contre une flotte anglo-hollandaise de près de 90 navires commandée par Edward Russell. Malgré une forte infériorité numérique, la flotte française résiste pendant de longues heures avant de devoir se replier. Après le combat principal au large de Barfleur, plusieurs navires français endommagés cherchent refuge dans les rades de Cherbourg et de La Hougue. Entre le 1er et le 3 juin 1692, les Anglo-Hollandais lancent des attaques à la chaloupe et incendient méthodiquement les bâtiments échoués ou au mouillage. Quinze grands vaisseaux français sont finalement perdus, dont le célèbre Soleil Royal.

 

Conséquences…Victoire stratégique anglo-hollandaise / Abandon du projet français de débarquement en Angleterre / Fin des ambitions de domination française sur la Manche / Renforcement des défenses côtières du Cotentin avec les fortifications de Vauban à La Hougue et Tatihou. La bataille a laissé d’importantes épaves sous-marines au large de Saint-Vaast et constituent l’un des ensembles les plus remarquables de l’archéologie navale du XVIIᵉ siècle.

 

Le fort et la tour Vauban de Île Tatihou ont été construits à la suite de la défaite navale française de la bataille de la Hougue (1692). Les travaux commencent en 1693-1694 sous la direction de l’ingénieur Benjamin de Combes, suivant les plans de Sébastien Le Prestre de Vauban. La construction de la tour de Tatihou débute officiellement le 11 juin 1694. L’ensemble défensif de Tatihou et de la Hougue est achevé vers 1699. Ces fortifications sont aujourd’hui inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO au sein des Fortifications de Vauban.

 

 

 

 

VAUBAN !

 

Immense personnage de l’histoire de France.

 

Une vie incroyable ! A survécu à de nombreuses aventures guerrières, de multiples blessures, de la prison et des positions politiques courageuses face à Louis XIV qui annonçaient le déclin et la fin d’une Royauté incapable de se remettre en question. Jeune, il participe comme soldat puis ingénieur à de nombreux combats et de sièges dans plusieurs guerres. Blessés plusieurs fois, fait prisonnier par l’ennemi par 2 fois. Lorsque Vauban imagine et conçoit des forteresse c’est à partir de son expérience vécue à partir de 17 ans !

 

 

 

 

 

 

12 ouvrages…Regroupés au sein du réseau des sites majeurs de Vauban, sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette liste, identifiée à partir d’une analyse scientifique, croise plusieurs critères typologiques et l’évolution des conceptions défensives de Vauban, organisées après lui en premier, deuxième et troisième système…

 

 

 

Déclinaison géographique…

Plaine, Bord de mer et Montagne Type d’ouvrage…Fort, Enceinte urbaine, Citadelle. Le musée des Plans-reliefs aux Invalides à Paris et le musée des Beaux-Arts de Lille accueillent l’essentiel des maquettes et des plans-reliefs des places ou ouvrages construits ou remaniés par Vauban. Les sites ont été sélectionnés sur un critère d’authenticité et de conservation. Ils ont tous été réalisés du vivant ou selon les projets de Vauban. Ils n’ont pas connu d’évolution majeure depuis. Ils sont toujours perceptibles dans l’état voulu par l’ingénieur. La qualité paysagère a été explicitement intégrée comme critère de sélection. La majorité des sites se situe dans un cadre naturel et paysager exceptionnel de par leur diversité géographique…

 

 

 

Arras…Citadelle,

Besançon…Citadelle, Enceinte urbaine, Fort Griffon,

Blaye-Cussac-Fort-Médoc…Citadelle, Enceinte urbaine, Fort Paté et Fort Médoc,

Briançon…Enceinte urbaine, la redoute des Salettes, Fort des Trois-Têtes, Fort du Randouillet, Ouvrage de la communication, Pont d’Asfeld ,

Camaret-sur-Mer…Tour dorée,

Longwy…Ville neuve de Longwy,

Mont-Dauphin…Place forte,

Mont-Louis…Citadelle et Enceinte,

Neuf-Brisach…Ville neuve,

Saint-Martin-de-Ré…Enceinte, Citadelle,

Île Tatihou…Tours observatoires,

Villefranche-de-Conflent…Enceinte, Fort Libéria, Grotte.

 

 

 

 

 

 

L’œuvre de Vauban est tellement monumentale, il a conçu et suivi la réalisation de plus de 150 places fortes ainsi que de vastes ouvrages civils en France que seule une série de sites permet d’en illustrer toutes les facettes. Il parcourait chaque année autour de 8000 Kms dans toutes les régions de France.  Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban, connu généralement sous le seul nom de Vauban (1er mai 1633 – 30 mars 1707), est un ingénieur, architecte militaire, urbaniste, ingénieur hydraulicien et essayiste français. Nommé maréchal de France par Louis XIV. Naissance 1er mai 1633 à Saint-Léger-de-Foucheret, décès le 30 mars 1707 à 73 ans.

 

Faits d’armes…49 prises de ville, défense de Camaret / Ingénieur et architecte militaire, Gouverneur de Lille (1668-1707) / Commissaire général des fortifications (1678-1703) / Membre de l’Académie des sciences.

 

Vauban préfigure, par ses écrits, « les philosophes du siècle des Lumières ». Comme le souligne Fontenelle dans l’éloge funèbre prononcé devant l’Académie, Vauban a une vision scientifique, sinon mathématique de la réalité et en fait un large usage dans ses activités. Expert en poliorcétique…l’art d’organiser l’attaque ou la défense lors du siège d’une ville, d’un lieu ou d’une place forte, il donne au royaume de France une « ceinture de fer » pour faire de la France un pré carré selon son expression protégé par une ceinture de citadelles. Il conçoit ou améliore une centaine de places fortes. L’ingénieur n’a pas l’ambition de construire des forteresses inexpugnables, car la stratégie consiste alors à gagner du temps en obligeant l’assaillant à mobiliser des effectifs dix fois supérieurs à ceux de l’assiégé. Il dote la France d’un glacis qui la rend inviolée durant tout le règne de Louis XIV à l’exception de la citadelle de Lille prise une fois jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, période où les forteresses sont rendues obsolètes par les progrès de l’artillerie. Fin de vie marquée par l’affaire de La Dîme royale…Dans cet essai, distribué sous le manteau malgré l’interdiction qui le frappe, Vauban propose un audacieux programme de réforme fiscale pour tenter de résoudre les injustices sociales et les difficultés économiques des « années de misère » de la fin du règne du Roi Soleil. la grande famine de 1693-1694 fait 1,3 millions de morts, soit un vingtième de la population…

 

 

 

 

Une fleur ne pense pas à rivaliser avec la fleur d’à côté,

Elle fleurit tout simplement…

 

 

 

 

Dimanche 31 Mai 2026. SAINT-VAAST / pas de vélo…A suivre…