Ce matin, en ouvrant la porte de notre hébergement situé au cœur de la vieille ville, j’ai vu déboulé du fond de l’impasse un jeune chevreuil apeuré et aussi surpris que moi…En un instant, il est passé près de moi et a disparu…Mais comment a-t-il fait pour se retrouver là…Samedi 23 Mai 9H départ de Dinan pour une première étape très courte il a suffit de descendre rejoindre la rivière de la Rance et rouler 2 kms pour découvrir…






ABBAYE SAINT-MAGLOIRE DE LEHON. Pour en savoir plus ICI
Située au cœur du village de Léhon, aujourd’hui rattaché à la ville de Dinan en Bretagne, l’abbaye Saint-Magloire est un monument emblématique du patrimoine religieux breton. Fondée au IXe siècle sur les bords de la Rance, elle témoigne de plus de mille ans d’histoire monastique, architecturale et culturelle. L’abbaye aurait été fondée vers 850 par le roi breton Nominoë et plusieurs moines venus s’installer à Léhon autour des reliques de saint Magloire, ancien évêque de Dol. Au Xe siècle, les invasions normandes obligent les moines à quitter Léhon. Ils se réfugient à Paris où ils fondent l’abbaye Saint-Magloire de Paris. Plus tard, les religieux reviennent à Léhon et reconstruisent progressivement le monastère. À partir du XIIe siècle, l’abbaye devient un prieuré dépendant de l’abbaye de Marmoutier, près de Tours. Elle connaît alors une période de prospérité religieuse et économique. Après plusieurs périodes de déclin, notamment à la Révolution française, l’abbaye est restaurée au XIXe siècle, ce qui permet aujourd’hui de conserver une grande partie de ses bâtiments.





L’abbaye présente un mélange de styles architecturaux avec une église abbatiale romane et gothique, un cloître du XVIIe siècle, un réfectoire gothique datant du XIIIe siècle, des vitraux modernes qui illuminent l’intérieur de l’église. Le site est également entouré de jardins paisibles qui renforcent l’atmosphère de calme et de spiritualité du lieu. L’abbaye Saint-Magloire de Léhon est un véritable témoin de l’histoire bretonne et monastique. Entre spiritualité, architecture et patrimoine, elle constitue un lieu incontournable pour découvrir l’histoire de la région de Dinan et le charme des petites cités bretonnes.





LES GISANTS… Pour en savoir plus ICI
Sculptures funéraires représentant un défunt allongé, généralement sur le dos, les mains jointes ou tenant un attribut symbolique. On les trouve surtout dans les églises, abbayes et cathédrales d’Europe médiévale et renaissante, en particulier en France. Le mot vient du verbe ancien français gesir (« être couché »). Les « Gisants » avaient plusieurs fonctions…
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Honorer le défunt…Rois & Reines / Chevaliers / Evêques / Nobles ou grands mécènes.
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Exprimer le salut chrétien…le corps semble dormir dans l’attente de la résurrection.
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Montrer le statut social…Vêtements & couronnes & Armures & Symboles du rang du personnage.
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Conserver la mémoire…Sculptures étaient une forme de portrait idéalisé.


Un gisant médiéval se présente souvent avec une posture allongée et calme, les mains en prière, les yeux ouverts ou mi-clos, des animaux symboliques à ses pieds…Lion…Courage & Noblesse et le Chien pour la fidélité. Un costume détaillé…Armure, robe royale, habits religieux. Au Moyen Âge, les visages deviennent progressivement plus réalistes. Il ne faut pas confondre…Le Gisant, qui montre le défunt vivant ou paisible et le Transi, apparu plus tard à la fin du Moyen Âge, qui représente un corps décomposé pour rappeler la fragilité humaine et la mort. Leur immobilité paisible donne souvent une impression très particulière…Entre sommeil, éternité et représentation du pouvoir.Quelques gisants célèbres en France…
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Les gisants d’Aliénor d’Aquitaine et d’Henri II Plantagenêt à l’Abbaye Royale de Fontevraud.
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Le tombeau de Philippe Pot au Musée du Louvre, célèbre pour ses pleurants portant le cercueil.
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Les tombeaux royaux de la Basilique Saint-Denis, nécropole des rois de France. Le sommet absolu pour comprendre l’évolution des gisants royaux français du Moyen Âge à la Renaissance.
Il faut noter une évolution artistique dans la représentation…XIIe–XIIIe siècles avec des figures stylisées et symboliques. XIVe–XVe siècles plus de réalisme, individualisation des traits. Renaissance…Influence antique, poses plus naturelles. Époque moderne…le gisant est progressivement remplacé par d’autres formes de monuments funéraires. Les Gisants sont à la fois des œuvres d’art, des témoignages historiques, des objets spirituels et une réflexion sur la mémoire et la mort. Si vous vous intéressez aux gisants royaux français, aux transis macabres et à la sculpture funéraire médiévale, il y a un lieu absolument incontournable, la Basilique cathédrale de Saint-Denis. C’est la nécropole des rois de France et l’un des plus grands ensembles de sculpture funéraire médiévale en Europe. Vous y trouverez plus de 70 gisants et tombeaux royaux, des œuvres allant du XIIIe au XVIe siècle, des sculptures encore marquées par la polychromie médiévale, des transis Renaissance particulièrement saisissants. Parmi les chefs-d’œuvre, le gisant de Charles V et Jeanne de Bourbon, considéré comme l’un des premiers véritables portraits royaux sculptés, les tombeaux de François Ier et Claude de France, le monument d’Henri II et Catherine de Médicis, avec ses célèbres transis nus et décharnés.


Le « transi » apparaît à la fin du Moyen Âge car au lieu d’un souverain idéalisé, on montre le corps décomposé, amaigri ou rongé par les vers. C’est une méditation sur la vanité du pouvoir et la fragilité humaine. Les transis de Saint-Denis sont particulièrement impressionnants parce qu’ils associent un réalisme anatomique, une théologie de la résurrection, l’influence humaniste de la Renaissance et les Techniques de sculpture médiévale. Utilisé principalement, le calcaire et le marbre, la taille directe, la polychromie et parfois le bronze ou le cuivre doré pour les tombeaux princiers. Notons une évolution stylistique fascinante…XIIIe siècle avec des figures idéalisées et hiératiques / XIVe-XVe l’individualisation des visages, à la Renaissance un naturalisme anatomique et monumentalité antique. Les plus beaux gisants à voir en France Outre Saint-Denis sont à l’Abbaye Royale de Fontevraud avec les célèbres gisants polychromes d’Aliénor d’Aquitaine, Henri II Plantagenêt et Richard Cœur de Lion. Chartreuse de Champmol pour les tombeaux des ducs de Bourgogne et les fameux « pleurants ». Au Palais des Papes pouvoir des traditions funéraires liées aux transis ecclésiastiques. Au Musée du Louvre qui conserve plusieurs sculptures funéraires médiévales déplacées après la Révolution.


Sur une vingtaine de kilomètres nous longeons la Rance avant de la quitter pour prendre un direction plein Ouest et je ne sais comment nous faisons mais le vent de face est toujours présent…Mais il fait beau et annoncé pour plusieurs jours.
LA RANCE. Pour en découvrir plus ICI
Elle prend sa source dans les monts du Mené, dans le département des Côtes-d’Armor, puis parcourt environ 100kms avant de se jeter dans la Manche, entre Saint-Malo et Dinard. Elle traverse des paysages variés avec des vallées verdoyantes, villages historiques et ports de plaisance. Son estuaire, appelé la « Rance maritime », est particulièrement connu pour ses paysages naturels et son activité touristique. On y pratique la navigation, la pêche et les randonnées le long des berges.








La Rance est mondialement célèbre grâce à son Usine Marémotrice, située entre Saint-Malo et Dinard. Construite entre 1961 et 1966, la centrale utilise la force des marées pour produire de l’électricité. Première au monde; elle possède 24 turbines et produit environ 500 GWh d’électricité par an, soit l’équivalent de la consommation de près de 225 000 habitants. La vallée de la Rance attire de nombreux visiteurs grâce à ses villages typiques comme Dinan, ses chemins de randonnée et ses activités nautiques. L’estuaire est également une zone naturelle protégée, reconnue pour sa biodiversité. C’est un fleuve naturel remarquable et un symbole de l’innovation énergétique française qui occupe une place importante dans le patrimoine breton.




Il faut parfois quitter ce que l’on connaît pour devenir celui que l’on est vraiment.



Cathédrale Saint-Samson de Dol-de-Bretagne.
Pour en savoir plus ICI
Un des plus remarquables édifices religieux de Bretagne. Située au cœur de la ville médiévale de Dol-de-Bretagne, elle domine la cité par son architecture gothique monumentale et son histoire liée aux premiers évêques bretons. La cathédrale est dédiée à saint Samson, un moine venu du Pays de Galles au VIe siècle pour évangéliser la Bretagne. Il fonde un monastère à Dol, qui devient ensuite un important évêché breton. L’édifice actuel est construit principalement entre le XIIIe et le XVe siècle, après l’incendie d’une ancienne cathédrale romane détruite en 1203 par les troupes de Jean sans Terre. Pendant la Révolution française, la cathédrale subit de nombreuses dégradations et devient successivement temple de la Raison, écurie puis entrepôt. Malgré cela, elle est classée monument historique dès 1840.








Chef-d’œuvre du style gothique d’influence anglo-normande. Construite en granit, elle impressionne par sa sobriété extérieure et la pureté de ses lignes. Son immense nef lumineuse contraste avec l’aspect austère de la façade. Parmi ses éléments remarquables, la grande verrière du XIIIe siècle, considérée comme l’une des plus anciennes de Bretagne, les stalles sculptées du XIVe siècle, le tombeau Renaissance de l’évêque Thomas James, le double puits relié par une galerie souterraine. Le chœur présente également un plan rare en France, inspiré de l’architecture anglaise médiévale. Elle est un symbole majeur du patrimoine breton par son architecture, ses vitraux et son atmosphère médiévale. À proximité se trouve le Cathédraloscope, un centre d’interprétation consacré à la construction des cathédrales.





LE MENHIR. Pour en savoir plus…Bretagne ICI / France ICI
La commune de Champ-Dolent est situé à Dol-de-Bretagne dans le département français d’Ille-et-Vilaine. Le menhir a été maintes fois mentionné dans différents ouvrages du XIXe siècle…« C’est à un quart de lieue de la ville qu’il faut aller chercher la fameuse pierre du Champ-Dolent. Ce nom rappelle-t-il des sacrifices humains ? Mon guide me dit gravement qu’elle a été placée là par César. Était-elle jadis au sein des forêts ? Maintenant elle se trouve au beau milieu d’un champ cultivé. Ce Menhir a vingt-huit pieds de haut et se termine en pointe ; à sa base il a, suivant ma mesure, huit pieds de diamètre. Au total, c’est un bloc de granit grisâtre dont la forme représente un cône légèrement aplati. Il faut noter que ce granit ne se retrouve qu’à plus de trois quarts de lieue de la ville, au Mont-Dol, colline entourée de marécages et qui probablement fut une île autrefois. La pierre du Champ-Dolent repose sur une roche de quartz dans laquelle elle s’enfonce de quelques pieds. Par quel mécanisme les Gaulois, que nous nous figurons si peu avancés dans les arts, ont-ils pu transporter une masse de granit longue de quarante pieds et épaisse de huit ? Comment l’ont-ils dressée ? » — Stendhal, Mémoires d’un touriste, II, 1854, p. 50-51.




Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1889 un des plus beaux menhirs de France. Le menhir a été élevé sur un point surplombant le marais de Dol, à environ 30 mètres d’altitude. Monolithe de forme conique en granite roux à petit grain extrait d’un site situé à plus de 4 km de distance. Il mesure 9,30 m de hauteur, un des plus grands menhirs dressés de Bretagne. Son périmètre est de 7 m au sol et de 8,70 m à 1,50 m du sol. Son poids est estimé à 50 tonnes. Sa surface a fait l’objet d’un bouchardage. Selon une tradition, la pierre aurait surgi du sol pour séparer deux frères qui s’apprêtaient à se livrer combat, une légende identique est associée à la Pierre du Domaine de Plerguer. Selon une croyance populaire, le menhir s’enfonce progressivement en terre, d’un pouce tous les cent ans et lorsqu’il disparaîtra complètement viendra le jugement dernier. Selon une autre croyance, la Lune mange un morceau du menhir chaque nuit. Selon une autre légende, Satan jeta la pierre depuis le Mont Dol, sur l’actuelle cathédrale Saint-Samson de Dol-de-Bretagne que Saint-Samson était en train de construire, la pierre en détruisit la tour gauche avant d’atterrir à son emplacement actuel.



MONT DOL. Pour en découvrir plus ICI
Colline située près de la baie du Mont-Saint-Michel. Culminant à 65 mètres d’altitude, ce promontoire isolé domine les marais environnants et offre un panorama remarquable sur la côte bretonne et normande. Il est connu pour son importance géologique et historique. Il s’agit d’un ancien relief rocheux datant de plusieurs centaines de millions d’années. Depuis le sommet, on peut observer les polders, les marais et, par temps clair, le Mont-Saint-Michel. Le site est également lié à de nombreuses légendes bretonnes. Selon la tradition, saint Michel y aurait combattu le diable, laissant des traces sur la roche. Au sommet du mont se trouvent plusieurs éléments remarquables…la chapelle Notre-Dame-de-l’Espérance, une tour de guet construite au XIXe siècle, un ancien moulin à vent restauré. Ces monuments témoignent de l’importance religieuse et stratégique du lieu au fil des siècles.



Samedi 23 Mai 2026. DINAN – ROZ / COUSNON / Hébergement ICI
65 Kms pour 4HO0 de vélo / sur 6H00 de parcours.






Un dimanche dans la baie du Mont Saint-Michel…
Le Mont-Saint-Michel est à la France ce que la grande pyramide est à l’Égypte.
Victor Hugo





Une merveille posée sur l’eau. Chaque marée transforme la baie en un tableau vivant…Sauvage & Majestueux & Inoubliable. Voyager ici, c’est découvrir la poésie des marées et quand la mer se retire, la magie apparaît entre sable, lumière et silence.
Ce dimanche matin rejoindre un point de vue différent, celui du côté Ouest situé dans les fermes et cultures de la baie. La lumière en journée avec sa brume de chaleur n’est pas idéal mais le point de vue unique et quasi désert…

Le Mont-Saint-Michel apparaît comme une chose sublime, une pyramide merveilleuse,
c’est marcher entre rêve et horizon.
Victor Hugo