Journée sans vélo pour une découverte de la cité au cœur de son centre historique en présence d’amis&Famille qui nous font la joie de venir l’arpenter ensemble par une belle journée chaude et ensoleillée qui donne un aspect à la ville un tout autre aspect et une plus grande mise en valeur. Avant leur arrivée, au levé qu soleil un premier tour s’imposait. La ville est à moi avec l’aide des l’incomparable lumière du matin.
Le monde appartient aux gens qui se lèvent tôt… Napoléon.





DINAN. Pour en savoir plus ICI
Située dans le département des Côtes-d’Armor, en Bretagne, Dinan est l’une des plus belles cités médiévales de France. Dominant la vallée de la Rance, la ville est réputée pour son patrimoine historique exceptionnel, ses remparts, ses maisons à colombages datant des XVIᵉ au XVIIIᵉ siècles et ses ruelles pavées pleines de charme. Fondée au XIᵉ siècle, Dinan connaît un important développement grâce à sa position stratégique entre terre et mer. La ville devient rapidement un centre commercial et militaire majeur en Bretagne. Aujourd’hui encore, elle conserve près de 3 kilomètres de remparts, parmi les mieux préservés de la région.









Le matin est un miracle silencieux où la lumière recommence le monde.
TOUR DE L’HORLOGE.
Monument emblématique de la cité médiévale de Dinan. A la fin du XVe siècle, ce sont des notables qui dirigent la ville car le pouvoir leur est laissé par le duc. Ces bourgeois décident donc d’ériger cette tour, afin de se réunir et prendre les décisions pour la cité. Au début simple tour, la duchesse Anne octroie le droit, aux notables de la ville, d’y apposer une horloge, en 1500. La tour deviendra, plus tard, un beffroi par Anne de Bretagne en 1507. Sa hauteur permet aussi de détecter et d’alerter les incendies, qui seront nombreux dans la cité, mais aussi tour de guet et de siège du pouvoir. Haute d’environ 43 mètres, la tour offre aujourd’hui un panorama à 360° sur les remparts, les toits médiévaux et la vallée de la Rance. Son horloge historique et son ancien mécanisme d’horlogerie parmi les plus anciens d’Europe sont visibles au rez-de-chaussée. Une architecture passant d’une base carrée à une forme octogonale avec cinq cloches historiques…La première date de 1505 et était surnommée Anne, en hommage à la duchesse. Elle a été refondue au début du XXe siècle. Il y a aussi les cloches François, Jacqueline et Noguette. Enfin, une autre petite, fondue en 1823, complète le clocher. L’ensemble sonne de 7h à 22h, tous les quarts d’heure. Pour accéder au sommet il faut payer 4€, emprunter un escalier en pierre en colimaçon. monument classé historique. Située au 23 de la bien nommée rue de l’Horloge, la tour est composée de trois niveaux. Le premier est consacré à la partie d’accueil, le deuxième était le lieu du conseil de la ville, où se réunissaient les notables et le dernier niveau est celui du guetteur. Pour arriver tout en haut et admirer la vue panoramique, il faut gravir un escalier en bois et une petite échelle. Le chemin est rude, mais le jeu en vaut la chandelle.







BASILIQUE SAINT-SAUVEUR. Pour en savoir plus ICI
Un édifice religieux catholique elle est l’une des deux églises paroissiales de la ville. Les parties les plus anciennes de l’édifice ont été construites au XIIe siècle. Une campagne de reconstruction commencée en 1480 a ajouté à la nef un bas-côté septentrional et complètement rebâti le chevet et le transept. Les parties hautes de la façade ont également été reconstruites. Les travaux ayant dû être interrompus, ont subsisté de l’église romane le mur sud de la nef et les parties basses de la façade. Cette campagne de reconstructions est un bon indicateur du dynamisme de la ville à la fin du Moyen Âge. La décoration des chapelles rayonnantes, qui en est l’un des fruits, témoigne du métissage des formes gothiques et renaissances en Bretagne au début du XVIe siècle. Cependant, l’effondrement du clocher en 1547 conduit à des modifications de l’église, et en particulier à renoncer au voûtement du chœur qui est donc couvert d’une charpente lambrissée.








L’église est également devenue un lieu de dévotion mariale à Notre-Dame-des-Vertus, bas-relief du XVe siècle autrefois conservé au couvent des Cordeliers de la ville. Objet d’une vénération locale, cette représentation de l’Assomption de la Vierge a permis que l’édifice soit érigé en basilique mineure par le pape Pie XII le 23 mai 1954. L’édifice conserve un mobilier assez riche, dont le cénotaphe du cœur de Bertrand du Guesclin.





Vitraux aux couleurs brûlantes pour magnifier la vie religieuse.















Dans ce cœur de ville restauré, les rues possèdent des maisons qui ont traversées les siècles et survécues à tout nous racontent comment une ville du moyen age protégé par ses remparts s’organisait et protégeait ses habitants dans les périodes les plus troubles de l’histoire de France.




RUE DU JERZUAL. Pour en savoir plus ICI
Pour remonter le temps descendez et/ou remontez la célèbre rue avec ses pavés usés par le temps, des maisons chargées d’histoires…A l’intérieur des artistes présentent parfois un travail relié à son histoire. Une rue essentielle par son lien direct avec son port installé sur les bords de la Rance rivière reliant la cité avec la mer raison essentielle de son développement à une époque ou les liaisons maritimes et fluviales étaient vitales.











CHATEAU DE DINAN. Pour en savoir plus ICI
Vainqueur de la guerre de succession de Bretagne, Jean IV le Conquérant, duc de Bretagne, décide de la construction d’une tour maîtresse à Dinan en 1380 pour affirmer son autorité dans une ville qui a longtemps soutenu son rival Charles de Blois. Sous la conduite du maître d’œuvre Étienne le Tur, le chantier est achevé en 1393, voir1384. Formé de deux tours rondes accolées dont la jonction est renforcée à l’ouest par un avant-corps carré, l’édifice culmine à plus de 30 mètres. Le couronnement est renforcé par des consoles de mâchicoulis à quatre ressauts. Le ressaut inférieur, permet à la console de s’appuyer sur un nombre d’assises plus important, pour un rendu esthétique d’une grande qualité. À l’origine, une toiture d’ardoises venait coiffer l’ensemble.
À la fin du XVIe siècle, Dinan devient une place-forte de la Ligue catholique, sous l’impulsion du duc de Mercœur, gouverneur de Bretagne, d’importantes modifications sont entreprises. Afin de réunir la tour maîtresse à la tour Coëtquen, une gaine militaire dite « souterrain Mercœur » est aménagée, en parallèle, une cour-haute, protégée par des structures en éperon est construite. De manière très significative, c’est vers la ville, et non vers l’extérieur, que sont alors tournées les embrasures. Délaissé au XVIIe siècle, des rapports, en 1693 et 1701 vantent la qualité architecturale de l’édifice et suggèrent des travaux afin de transformer la tour maîtresse, d’abord en résidence pour le gouverneur particulier de la ville puis en prison militaire. Pendant tout le XVIIIe siècle, des marins anglais prisonniers vont y loger par centaines. Conséquence de ces transformations, la toiture est définitivement remplacée par une terrasse tandis que le chevet de la chapelle est percé pour accueillir une nouvelle porte d’entrée.
Devenu prison de droit commun au XIXe siècle, le château est racheté au début du XXe siècle par la ville de Dinan qui y installe son musée municipal en 1908. Consacrées à l’histoire et à l’artisanat de Dinan et de son territoire, les collections du musée de Dinan comprennent de nombreux objets ethnographiques collectés dans les communes des bords de Rance. Retirées progressivement du château en 2015, les collections sont désormais conservées dans les réserves municipales. En 2014, la Ville de Dinan a souhaité porter un ambitieux programme de restauration et de mise en valeur du monument rendu possible grâce à d’importantes recherches historiques qui ont permis un autre regard sur le château.









ÉGLISE SAINT-MALO. Pour en savoir plus ICI
Une église catholique du XVe siècle représentative du gothique flamboyant en Bretagne. La première église Saint-Malo se situait hors les murs, cette première église dépendait du prieuré Saint-Malo fondé en 1066 par Olivier, vicomte de Dinan. L’évêque d’Aleth céda le prieuré à l’abbé de Marmoutier en 1108. Durant la deuxième moitié du XVe siècle, plusieurs partis se disputent la couronne ducale, ce conflit est à l’origine de la guerre de Bretagne qui durera de 1465 à 1491. En 1488, l’armée française menace la Bretagne, le duc François II craignant la prise de Dinan ordonne la destruction de la première église Saint-Malo, afin d’éviter que l’armée française de Charles VIII ne l’utilise comme point d’appui pour attaquer la ville. Il donne son accord pour financer une nouvelle église à condition qu’elle soit reconstruite intra-muros. Fin juillet 1488, après la défaite bretonne de la bataille de Saint Aubin du Cormier, l’armée française commandée par Louis de la Trémoille entame le siège de Dinan, la ville capitule rapidement et en aout 1488 Jean II de Rohan, premier baron de Bretagne mais allié de la France, prend le contrôle de la ville. Il en restera le capitaine de 1488 à 1516.
Jean II de Rohan reprend à son compte le projet de reconstruction et décide avec la communauté de la ville de Dinan, comme convenu, de bâtir l’église Saint-Malo à l’intérieur des remparts[6]. Désireux de récupérer la couronne ducale, il veut que cette église soit représentative de son pouvoir. Il finance les achats de terrain, puis les travaux. En tant que fondateur de l’église, il disposera d’une sépulture dans la chapelle centrale du chœur et ses armes seront sculptées sur pierre et présentes dans les vitraux. Un plan à chevet polygonal à trois chapelles rayonnantes…Une architecture de style Beaumanoir est choisi, choix se démarquant de la mode des chevets plats préférés dans les grandes églises construites à cette époque en Bretagne. Le choix de cette architecture pourrait avoir été imposé par Jean II de Rohan, des églises ayant le même type d’architecture sont en effet réparties dans ses possessions dans d’autres régions de Bretagne.



La pose de la première pierre a lieu en mai 1490. Une partie des matériaux est récupérée sur le site de l’ancienne église Saint-Malo, l’actuelle chapelle Saint-Joachim dont il ne subsistera qu’une partie de la nef, le complément est fourni par du granit de Querignan provenant d’une carrière de Languedias puis de Mégrit. Le maître-d’œuvre de la construction est Guillaume Juhel, les travaux avancent rapidement et en 1491 la partie basse du chœur peut déjà être couverte de chaume. En 1505, à la demande de la fabrique, Jehan Lemaître, maître Maçon, successeur de Guillaume Juhel, se rend à Coutances, afin d’examiner l’église Saint-Pierre de Coutances récemment terminée, il s’inspirera de cette visite pour terminer la partie haute du chœur de l’église. En 1508, le financement de l’église est repris par la duchesse Anne puis par le roi Louis XII. Ces dons ajoutés à ceux des fidèles de la paroisse Saint-Malo permettent de terminer le chœur, les murs du transept et le vaisseau central de la nef. Le clocher sans sa flèche est construit en 1517.
Le manque d’argent, les guerres de Religion et l’occupation de Dinan par les Ligueurs suspendent les travaux. Les grandes arcades de la nef sont bouchées mais les fondations de la nef complète sont néanmoins établies. La nef, le porche d’entrée et la flèche du clocher restent à terminer. En 1597, un magasin de poudre situé tour Saint-Julien explose, l’église est endommagée et demande à être réparée. Les familles nobles investissent les chapelles du chœur en y installant des enfeus et en y inscrivant leurs armoiries. À la fin du XVIe siècle, les héritiers de Jean II de Rohan sont devenus protestants, Henri II de Rohan cède alors son droit d’enfeu dans la chapelle axiale de l’église au sénéchal Raoul Marot des Alleux, il s’y fait bâtir un mausolée en marbre blanc en forme de sarcophage durant la première moitié du XVIIe. Le porche triomphal côté Grand’ Rue est érigé entre 1613 et 1630, le granit provient une nouvelle fois d’une carrière de Languedias.





Durant la Révolution, l’église n’est plus affectée au culte, elle sert de halle aux blés, d’écurie, de salle de spectacle et de caserne. La plupart des marques nobiliaires présentes dans l’église sont martelées conformément aux consignes de la Convention, le mausolée du sénéchal Marot des Alleux est détruit en 1795, deux sont stockés au musée et le dernier est utilisé en parement dans une chapelle de la basilique Saint Sauveur. Durant toute la période révolutionnaire, l’église se dégrade, la toiture de la nef déverse les eaux de pluie dans la nef, les deux chapelles qui avaient été construites aux deux angles du transept et de la nef menacent de tomber en ruine, le lierre a envahi les pinacles et les gargouilles, les fenêtres ont été obturées aux endroits où les vitraux étaient cassés. Saint-Sauveur de Dinan qui accueillait les assemblées du peuple durant la période révolutionnaire est en bien meilleur état. Les paroissiens de Saint-Malo de Dinan se plaignent de cette différence de traitement entre les deux églises dans une lettre au conseil général et au préfet datée du 22 floral an XI.
L’église est rendue au culte en 1803 mais elle demande à être réparée, les travaux de réhabilitation sont estimés à 10 000 francs. Cette somme que la municipalité ne peut financer l’incite à proposer la fermeture de l’église. L’église n’est toutefois pas fermée. Pour la rénovée, la solution la plus onéreuse est choisie grâce à l’aide de l’État, de la municipalité et des dons des paroissiens, rassemblés par la fabrique. La construction de la nef se déroule de 1855 à 1865, elle s’appuie sur des fondations datant du XVe siècle en respectant le plan originel. Les architectes néo-gothiques Alphonse Guépin et Charles Aubry reprennent le chantier et terminent la nef et le portail occidental. La flèche du clocher ne sera jamais construite. Simultanément, de 1856 à 1873, la municipalité profite de la reconstruction du presbytère pour acheter puis démolir les maisons qui masquaient le chœur et gênaient la mise en valeur de l’architecture de l’église. L’édifice est classé au titre des monuments historiques en 1907.





Merveilles de l’excellence à travers le temps…





« Les amis sont la famille que l’on choisit. »

Merci pour cette journée de partage.
A SUIVRE…