11/ Let the sun shine !

 

Pétrifiés dans nos manteaux d’hiver / Refoulés aux frontières du mensonge des nations qui crèvent

Tués par des rêves chimériques / Écrasés de certitudes

Dans un monde glacé de solitude / La vie qui est en nous et autour de nous

Laissons, laissons entrer le soleil / Laissez, laissez entrer le soleil

 

Let the sun shine / Let the sun shine in 

 

 

 

 

 

LAMBALLE -ARMOR

 

Une commune nouvelle située dans le département des Côtes-d’Armor en région Bretagne. Elle a été créée le 1er janvier 2019 et regroupe plusieurs communes.

 

 

 

 

Première étape de notre journée et surtout première journée sous le soleil depuis notre départ de Brest. Le vent souffle toujours de face mais il fait beau et sur un vélo tout est différent ! C’est une ville qui demanderait un arrêt prolongé mais le voyage à vélo c’est aussi parfois faire des choix…Nous n’avons pas vu le haras mais trouvez ci-dessous une présentation. C’était jour d’un grand marché et sous le soleil le plaisir de déambuler.

 

Haras National de Lamballe

 

Un site équestre et patrimonial situé à Lamballe-Armor, au cœur des Côtes-d’Armor en Bretagne. Fondé en 1825 pour soutenir l’élevage des chevaux de cavalerie, il est aujourd’hui classé Monument historique et demeure un haut lieu du patrimoine breton dédié à la culture du cheval et aux arts équestres. Créé sous le règne de Charles X, le Haras a joué un rôle clé dans l’élevage du cheval breton, race emblématique de la région. Sur environ 6 hectares, il conserve 12 écuries historiques et une collection remarquable de voitures hippomobiles et de selleries d’art, retraçant deux siècles de tradition équestre bretonne.

 

 

 

 

 

Collégiale Notre-Dame de Lamballe

 

Un des monuments emblématiques de Lamballe-Armor. Dominant la ville depuis les hauteurs de l’ancien château des comtes de Penthièvre, elle témoigne de plus de huit siècles d’histoire bretonne. Construite à partir de 1202 sur l’emplacement de la chapelle du château seigneurial, l’église devient une collégiale en 1435 lorsque le duc Jean V y installe un collège de six chanoines. Le château sera détruit en 1626 sur ordre du cardinal Richelieu, mais la collégiale échappe à la démolition et reste aujourd’hui le principal vestige du puissant comté de Penthièvre. Son architecture mélange plusieurs styles…Roman pour certaines parties anciennes et le portail…Gothique rayonnant pour le chœur et les chapelles et Néogothiques issus des restaurations du XIXe siècle. L’édifice possède aussi un aspect défensif unique en Bretagne car durant la guerre de Succession de Bretagne au XIVe siècle, le chœur fut fortifié avec créneaux, tours et passages militaires intégrés à l’ancienne forteresse.

 

Un choc à la vision d’une monumentale structure extérieure et intérieur qui a survécu à tout. Son dépouillement intérieur en contraste avec les traits de lumières d’un unique vitrail d’époque, accentue l’impression générale. Remarquable.

 

 

 

 

Les vitraux apparaissent dès l’Antiquité, mais leur développement artistique majeur commence au Moyen Âge, surtout dans les églises chrétiennes d’Europe. Les Romains utilisaient déjà de petites plaques de verre coloré pour décorer villas et thermes. En Égypte et en Mésopotamie, on maîtrisait la fabrication du verre bien avant notre ère. Le véritable vitrail tel qu’on le connaît naît entre le Xe et le XIIe siècle dans les grandes cathédrales européennes. Les artisans assemblent des morceaux de verre coloré avec des baguettes de plomb pour créer des scènes religieuses. Les premières grandes réalisations apparaissent notamment dans l’Abbaye de Saint-Denis et la Cathédrale de Chartres.

 

L’abbé Suger joue un rôle essentiel au XIIe siècle en développant l’idée que la lumière colorée rapproche du divin. Les vitraux étaient importants au Moyen Âge pour raconter des histoires bibliques à une population souvent illettrée et servaient aux enseignements religieux. La lumière colorée créait une atmosphère spirituelle. Avec le Gothique ils sont grands et lumineux aux rosaces monumentales. À la Renaissance la peinture sur verre est plus détaillée. Au XIXe siècle c’est la renaissance du vitrail avec le néogothique. Aujourd’hui des artistes contemporains comme Marc Chagall ou Henri Matisse renouvellent cet art.

 

 

 

 

 

Trois photos pour illustrer notre parcours…Des moments de visites intenses…Un parcours sur la fin semés d’embûches avec plusieurs obstacles qui ont compliqué les derniers kilomètres…Un journée au coeur d’une belle campagne loin des grands axes sur un réseau de petites routes sur un terrain très vallonné.

 

 

 

 

 

 

 

Les différentes formes de clochers bretons viennent des périodes historiques, des richesses locales, des influences artistiques, du climat atlantique et de la forte identité des paroisses bretonnes. La Bretagne possède l’une des plus grandes diversités de clochers en Europe occidentale. Les clochers des églises sont très variés parce qu’ils reflètent à la fois l’histoire locale, les influences artistiques, les moyens financiers des paroisses et les conditions climatiques. En Bretagne, le clocher n’était pas seulement religieux, c’était aussi un symbole de prestige communal. Voici les grandes formes que l’on rencontre et leur origine historique.

 

Le clocher y devient un marqueur identitaire majeur.      Cliquez ICI 

 

Le clocher-mur…Très fréquent dans les petites paroisses rurales avec un simple mur vertical percé de baies pour les cloches, peu coûteux et facile à construire. forme médiévale ancienne, utilisée dans les paroisses pauvres, adaptée aux petites communautés agricoles. On le voit surtout dans l’ouest intérieur de la Bretagne.

 

Le clocher à flèche gothique…Le plus emblématique des grands enclos paroissiaux bretons. Tour carrée, haute flèche en pierre et nombreuses sculptures. Influence du gothique français (XVe–XVIe siècles) époque d’enrichissement de la Bretagne grâce au commerce du lin et du chanvre mais aussi en raison de la compétition entre paroisses car chaque village voulait le clocher le plus impressionnant. Dans le Léon au nord Finistère, cela devient presque une “course aux clochers”.

 

Le clocher à dôme ou lanternon…Plus fréquent dans l’est de la Bretagne avec un sommet arrondi d’inspiration classique ou baroque et parfois couvert d’ardoise. Reconstruction après les guerres et incendies des XVIIe–XVIIIe siècles, d’une influence architecturale venue de Paris et du Val de Loire. Plus fréquent dans les zones urbaines et riches.

 

Le clocher “Beaumanoir”…Typiquement breton, surtout dans le Trégor avec sa tour élancée une galerie ajourée et une silhouette très raffinée. Style développé par des ateliers bretons à la fin du Moyen Âge, lié à l’architecture noble et ducale bretonne pour montrer une identité artistique propre à la Bretagne.

 

Le clocher tronqué ou sans flèche…Très fréquent près des côtes…Les tempêtes arrachaient souvent les flèches, pour refaire certaines tours détruites pendant les guerres et parfois par manque d’argent pour reconstruire. Le vent atlantique explique beaucoup de formes plus basses dans les zones exposées.

 

Les influences historiques principales pour cette diversitées vient de la richesse ou pas des paroisses. Aux XVIe–XVIIe siècles, le commerce maritime et textile enrichit certaines régions comme celles de Léon / Cornouaille /Trégor qui finance des clochers monumentaux. Il y a aussi la rivalité entre villages et Chaque paroisse voulait montrer sa prospérité, attirer pèlerins et marchés et affirmer son prestige religieux. Le clocher était visible de loin, c’était le “signal” du village. Les matériaux locaux influaient également…Granit dans le Finistère / Schiste en Haute-Bretagne / Ardoise pour les couvertures. Les formes dépendent beaucoup de ce que les artisans pouvaient tailler localement. Compte également les influences culturelles avec le gothique français, des influences anglaises par la mer et le classicisme royal. Mais elle conserve aussi des styles régionaux très originaux et une particularité bretonne avec l’enclos paroissial. Dans le Finistère surtout, l’église fait partie d’un ensemble monumental..Eglise / Ossuaire / Calvaire / Arc de triomphe et cimetière clos.

 

 

 

 

 

C’est notre quatrième année que nous roulons avec nos vélos. Il y a deux jours celui de Chris franchissait les 9000 Kms, aujourd’hui c’est le mien avec 10 000 Kms au compteur…Demain nous restons sur Dinan pour prendre le temps de découvrir une ville avec son passé encore très présent.

 

 

 

Jeudi 21 Mai 2026.

POMMERET – DINAN / Hébergement ICI

62 Kms pour 3H40 de vélo

sur 6H00 de parcours.