04/ Ce n’est pas une légende…

Départ 9 heures et sous le soleil par la route de la corniche pour un cap tout à l’Ouest. A la sortie de la ville, nous découvrons avec surprise un sous-marin de retour de mission se diriger lentement vers l’île Longue, une presqu’île située dans la rade de Brest qui sert de base à la Marine nationale française pour ses sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE).

 

Un jour à force de jouer avec le feu nucléaire, la planète finira par s’enflammer pour de bon…En attendant regardons ailleurs, c’est nettement moins douloureux…

 

 

 

 

Les SNLE de type Le Triomphant, basés à Île Longue, constituent la composante océanique de la dissuasion. Ils sont au nombre de quatre…Le Triomphant, Le Téméraire, Le Vigilant et Le Terrible.

 

Tapis dans l’océan, indétectables, dotés de 16 missiles portant chacun plusieurs têtes nucléaires, les 4 SNLE patrouillent successivement pour assurer, depuis 1972, la permanence à la mer de la dissuasion nucléaire. Ils sont regroupés au sein de la Force océanique stratégique (FOST). La dissuasion constitue l’ultime garantie contre toute atteinte à nos intérêts vitaux, quelles qu’en soient l’origine et la forme. La présence permanente d’au moins un SNLE en patrouille garantit à chaque instant la possibilité d’exécuter une frappe nucléaire qui serait ordonnée par le président de la République. Pour conserver la disponibilité requise, les SNLE sont armés par deux équipages repérés par des couleurs, bleu et rouge, comprenant 110 marins chacun. Tandis que les SNLE alternent les périodes de patrouille en mer et d’entretien à l’Ile Longue, leurs équipages successifs suivent un cycle où se succèdent les périodes d’entretien et d’entraînement, les patrouilles et les permissions.

 

 

 

 

Longueur : 138 mètres / Largeur : 12,5 mètres / Poids : 14.200 tonnes en plongée

Immersion maximale : 300 mètres / Armement stratégique /16 missiles stratégique M51

Motorisation / 1 réacteur nucléaire, 1 groupe turbo-réducteur de 30,5 MW

Équipage : 2 équipages de 110 marins…16 officiers, 85 officiers mariniers et 12 quartiers maîtres et matelots.

Autodéfense…4 tubes lance-torpille et pour missiles SM-39 EXOCET antinavire à changement de milieu

Radar / Sonar multifonction / Sonar remorqué d’écoute / Système de transmissions.

 

 

 

 

C’est en 1965 que le général de Gaulle a décidé de faire de l’Île Longue, une île seulement reliée autrefois au continent par un chemin submersible, la base opérationnelle de la Force océanique stratégique française et le « garage » de ses sous-marins nucléaires. Le chantier de construction a duré plus de trois ans et était à l’époque le plus important d’Europe avec plus de 1.500 ouvriers qui se sont relayés quotidiennement pour couler les 300.000 m³ de béton et les 6.000 tonnes d’acier nécessaires à la construction des deux grands bassins de plus de 200 mètres de long. Près de 2.500 personnes, militaires et civiles, travaillent désormais au quotidien sur cette base qui est surveillée en permanence par 120 gendarmes maritimes avec l’appui de fusiliers marins. Employés et visiteurs doivent montrer patte blanche pour y accéder et doivent laisser leurs téléphones portables et engins connectés dans des casiers avant de passer sous des portiques de sécurité.

 

Nettement plus paisible, nous retrouvons le long des routes secondaires choisies par Geovelo, toute l’ambiance des campagnes Bretonnes. Le calme avant la tempête…Et de rejoindre la pointe Saint-Mathieu.

 

 

 

 

 

La pointe Saint-MathieuBeg Lokmazhe en breton, est une pointe du Finistère située à proximité du Conquet sur le territoire de la commune de Plougonvelin. Elle est bordée de falaises avoisinant 20 mètres de hauteur. Formée de falaises abruptes balayées par le vent et la mer, est un cap de la commune de Plougonvelin s’avançant sur la mer Celtique, en prolongement des falaises qui forment la limite nord de la rade de Brest et face à l’île de Béniguet, dans l’archipel de Molène. Son contournement a toujours représenté un danger certain pour les navigateurs.

 

 

 

 

Quelques klomètres plus loin en longeant la côte et des nuages de plus en plus menaçants nous arrivons dans son port protégé. LE CONQUET doit sa fondation à des moines installés au bourg de Lochrist, et la cité est aujourd’hui partagée entre terre et mer. Dès le Moyen-Âge, sa position stratégique en fait un port très prisé. Les maisons fortes telle la Maison des Seigneurs rappellent que la cité a fait face à de multiples incursions. Au 16e siècle, le cabotage développe le port de commerce, le dotant de pimpantes maisons d’armateurs. Les chantiers navals, la fabrication d’iode et les bains de mer au 19e siècle ont ensuite favorisé l’apparition de belles demeures bourgeoises. Aujourd’hui, Le Conquet reste un port de pêche artisanal, un port de plaisance et la porte d’entrée vers Molène et Ouessant. C’est aussi le siège du Parc Naturel Marin d’Iroise.

 

Le Conquet vit au rythme des marées, jusqu’au fond de la ria que traverse l’emblématique passerelle du Croaë. Sur cet ouvrage, vous êtes au premier rang d’un spectacle naturel, avec la mer d’un côté, les prés salés et le bois de pins de l’autre. Du centre, la passerelle vous mène à la presqu’île rocheuse de Kermorvan. Pour un panorama à 360°, vous rejoindrez le phare qui culmine à 20 m avant de redescendre vers la grande plage des Blancs Sablons. Bocages, landes, roches, massif dunaire, et même îles avec Kemenez et Béniguet…  Toute la palette des paysages de bord de mer est réunie. 



 

En quittant le village par sa pratique et célèbre passerelle, le vent se renforce et les rafales deviennent parfois dangereuses pour notre équilibre déjà précaire, Dernières images pour montrer la diversité de cette journée avant un «  Coup de tabac »  d’une heure typiquement Breton…Demain est annoncé en pire…

 

 

 

 

 

Parfois les images parlent mieux que des paroles…

 

 

 

LANIDULT     pour en savoir plus c’est ici

 

Après avoir réussi à rejoindre notre airbnb d’une nuit…Une maison tout entière ! et attendu une accalmie descente au village pour du ravitaillement dans l’unique magasin  du village un système U ! qui fait aussi fonction de Mairie et Poste. Derniers regards et photos pour contempler un paysage Breton apaisé et tourné vers l’Océan Atlantique.

 

Commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Son port est le premier port goémonier d’Europe pour le débarquement des algues, totalisant la moitié de la production française. Le village est située sur la côte occidentale du Léon, au bord de la mer d’Iroise, face à l’Île d’Ouessant dont elle est séparée par le Chenal du Four. La ria de l’Aber-Ildut constitue sa limite sud et a permis l’essor du port de Lanildut, protégé par la Pointe du Rocher du Crapaud. Le bourg, étiré en longueur le long de la route départementale, est bâti sur la rive droite de l’Aber-Ildut, à l’extrémité occidentale du plateau granitique du Léon. Connu sous le nom de « granite de Brest », le granite rose de l’Aber-lldut a été autrefois très exploité dans la région, en particulier pour les constructions à la mer. Le littoral atlantique, entre la pointe de Kerzéven et l’entrée de l’Aber Ildut, est formé de falaises granitiques de faible hauteur et d’un estran rocheux découvrant largement à marée basse ; son aspect a été modifié de manière importante les siècles passés par les carrières de granite dont les traces restent très visibles.

 

 

 

Mercredi 13 Mai 2026

BREST – LANILDUT

67 Kms pour 4H30 de vélo sur 6H30 de parcours.

A Suivre…