Le GOSHUIN (御朱印)

Pour le pèlerinage des 88 temples de Shikoku, il faut avoir un carnet appelé Nōkyōchō. À chaque temple, le moine ou le personnel inscrit généralement une belle calligraphie à l’encre.Plusieurs sceaux rouges et parfois la date ou des informations liées au temple. Cela constitue progressivement la preuve de ton passage dans les différents temples. Compte 500 ¥ par goshuin pour le carnet de pèlerinage, mais le tarif peut varier selon le type de support ou la calligraphie. Si tu fais les 88 temples, les goshuin représentent environ 250€ au total.

Tu peux simplement visiter les temples gratuitement et profiter du lieu mais si tu souhaites faire le pèlerinage de Shikoku sérieusement, le goshuin est une très belle façon de garder une trace de chaque étape. Le goshuin n’est pas simplement un « tampon touristique ». C’est une inscription religieuse réalisée par le temple, donc il est préférable de la recevoir avec respect. Bien sûr. Le pèlerinage des 88 temples de Shikoku, appelé Shikoku Henro (お遍路), est beaucoup plus souple qu’on pourrait l’imaginer. Tu peux le faire intégralement, par morceaux, en voiture, à pied ou en combinant les moyens de transport. Il n’est pas obligatoire de respecter l’ordre ni de faire les 88 en un seul voyage.

1. L’ordre traditionnel des 88 temples 1 → 88, appelé Jun-uchi (順打ち).
1 à 23 : Tokushima — « terrain de l’éveil » / 24 à 39 : Kochi — « terrain de la pratique »
40 à 65 : Ehime — « terrain de la réalisation » / 66 à 88 : Kagawa — « terrain du nirvana »
Le départ traditionnel est le temple n°1 Ryōzen-ji, à Tokushima, et le dernier est le n°88 Ōkuboji, à Kagawa. Tu peux aussi faire 88 → 1 : Gyaku-uchi (à l’envers) ou bien faire seulement une partie…Kugiri-uchi. Faire les temples dans l’ordre qui correspond à ton voyage. Il n’y a donc aucune obligation de tout recommencer depuis le n°1 si tu visites actuellement les temples 68, 69, 70, 71, 85, 86, etc.

Le carnet – Nōkyōchō est probablement le souvenir le plus intéressant à conserver. C’est un carnet spécial dans lequel chaque temple inscrit une calligraphie à l’encre, les sceaux rouges du temple visité. Après avoir fait ta prière, tu vas au Nōkyōjo, le bureau des inscriptions, et tu demandes le goshuin / nōkyō. Le tarif indiqué par le tourisme officiel est généralement 300 ¥ par temple pour l’inscription dans le carnet. Pour les 88 temples 300 ¥ × 88 = 26 400 ¥. À cela s’ajoute l’achat du carnet lui-même. Il existe différents supports et différentes inscriptions, donc certains coûts peuvent être supérieurs si tu choisis d’autres objets ou formats.

La tenue du pèlerin. La tenue traditionnelle est très reconnaissable par le Byakue / Hakui — vêtement blanc. C’est le gilet ou vêtement blanc du pèlerin. Il représente traditionnellement la pureté et avait autrefois également une signification liée au linceul : le pèlerin était considéré comme préparé à mourir pendant son voyage. Aujourd’hui, il est surtout un symbole du pèlerinage. Sugegasa — Le grand chapeau traditionnel en paille. Il sert évidemment à se protéger du soleil et de la pluie, mais c’est aussi l’un des symboles les plus reconnaissables du Henro. Wagesa — Une petite étole bouddhique portée autour du cou. Elle symbolise l’appartenance au pèlerinage et la dévotion. Juzu — chapelet bouddhique qui accompagne les prières. Kongōzue — bâton du pèlerin. C’est celui auquel il faut particulièrement faire attention. Le Kongōzue est considéré comme une représentation de Kōbō Daishi qui accompagne le pèlerin pendant son voyage.
Traditionnellement, on dit donc que le pèlerin n’est jamais véritablement seul. Il existe même des règles particulières…ne pas tenir le bâton par son extrémité supérieure, ne pas le laisser toucher le sol sur les ponts, le nettoyer à l’arrivée à l’hébergement.

Ce que tu fais à CHAQUE temple…Tu arrives à la porte. Tu t’arrêtes devant le Sanmon, tu te tournes vers le temple et tu t’inclines. Tu te purifies. Au temizuya, tu te rinces les mains et la bouche. Tu peux sonner la cloche. Si le temple l’autorise, tu sonnes une fois avant la prière. Il ne faut normalement pas sonner la cloche en partant : cela est considéré comme le modori-gane, de mauvais augure. Tu vas au Hondō le bâtiment principal et tu peux déposer une bougie, trois bâtons d’encens, ton osamefuda (feuillet votif) une petite offrande, puis faire ta prière / réciter les sutras. Tu vas au Daishidō. Même principe devant le bâtiment consacré à Kōbō Daishi. Tu vas au bureau du temple. Tu présentes ton Nōkyōchō. Le moine ou la personne du temple réalise la calligraphie et appose les sceaux. Environ 300 ¥. Tu repars, tu te retournes et tu t’inclines une dernière fois.
A SUIVRE…