MERCREDI 28 OCTOBRE – Cobe Nunobiki Herb Gardens. Un grand jardin botanique installé sur les pentes montagneuses qui dominent la ville de Kobe, au Japon. Il est célèbre pour ses fleurs, ses plantes aromatiques, son téléphérique et sa vue sur le port et la baie d’Osaka. Le jardin a ouvert le 23 octobre 1991, à l’occasion du centenaire de la municipalité de Kobe. Son objectif était de créer un espace de détente et de découverte botanique sur les hauteurs de la ville, tout en mettant en valeur le paysage naturel des montagnes environnantes. Il ne s’agit donc pas d’un ancien parc seigneurial ou d’un jardin traditionnel de l’époque des samouraïs, mais d’un aménagement touristique et botanique moderne, conçu pour rapprocher les visiteurs de la nature.

Bien avant ce jardin, cette montagne était déjà connue pour ses paysages et ses cascades. Les chutes de Nunobiki sont des cascades réputées depuis des siècles. Elles sont associées à la poésie japonaise et à la tradition littéraire de l’époque Heian (794–1185). Le massif du mont Rokko a pris une nouvelle importance à partir de l’ouverture du port de Kobe au commerce international en 1868. Les montagnes sont progressivement devenues des lieux de promenade et de loisirs. Le barrage de Gohonmatsu, visible depuis le téléphérique, témoigne également de l’histoire des infrastructures hydrauliques de la région.
Le jardin moderne s’inscrit ainsi dans un paysage naturel et culturel beaucoup plus ancien que lui.



Le télécabine qui dessert le Kobe Nunobiki Herb Gardens est toujours en service en 2026 et depuis 2011 avec de nouvelles cabines. Il transporte les visiteurs depuis les environs de la gare de Shin-Kobe jusqu’aux jardins situés sur les hauteurs de la ville. Longueur du parcours 1 460 mètres / Durée 10 minutes / Altitude à l’arrivée 400 mètres / Télécabines vitrées offrant une vue panoramique sur Kobe, les cascades de Nunobiki et le barrage de Gohonmatsu / Un départ toutes les 30 secondes. Pour rejoindre la station des télécabines, il faut prendre le métro ultra moderne et connecté de la ville et rejoindre Shin-Kobe.
Une curiosité pour nous européens, sous les ordres d’une opératrice, les cabines n’embarquent que des gens qui se connaissent…Vous pouvez voir partir devant vous des cabines à une ou deux personnes…Ici, une démonstration du refus du contact…






Le télécabine, appelé Kobe Nunobiki Ropeway, est une partie essentielle de la visite. Depuis la station située près de Shin-Kobe. Pendant le trajet, on découvre les forêts, les cascades, le barrage et les toits de Kobe qui s’étendent jusqu’à la mer. Le parc rassemble environ 75 000 plantes et fleurs représentant quelque 200 espèces, dans douze jardins thématiques. Les roses, la lavande et les fleurs saisonnières changent l’aspect du paysage au fil de l’année.
La majorité des visiteurs à 90% Japonais, reprennent le téléphérique à la fin du parc aménagé. Nous terminerons à pied par une descente assez raide mais bitumée sur une quinzaine de minutes.







La descente du jardin de Kobe, comme un chemin qui accompagne doucement le regard et les pas vers un espace plus bas, dans une atmosphère de calme et d’harmonie. Dans l’esprit des jardins japonais, la pente n’est pas seulement un dénivelé, elle permet de découvrir le paysage progressivement, en révélant de nouveaux points de vue au fil de la promenade. Le chemin invite à ralentir, à observer les détails et à ressentir le contraste entre les espaces ombragés et les zones plus ouvertes. Le jardin est aménagé sur les pentes d’une montagne et offre des vues sur la ville de Kobe et la mer. Le parcours traverse plusieurs espaces fleuris et parfumés, avec des terrasses où l’on peut faire une pause pour admirer le panorama.
Pour nos amis et Chris que du bonheur !
il faudra 3 heures pour une descente qui pouvait être de 15 minutes max…












Les serres, notamment la Glass House, sont une étape particulièrement agréable pendant la promenade. On y découvre des plantes luxuriantes, des feuillages imposants et des espèces qui apprécient la chaleur et l’humidité. Le verre laisse entrer la lumière naturelle et crée un contraste avec les jardins extérieurs, parfois plus frais et venteux. La serre offre une transition entre la promenade botanique et un espace de détente plus confortable. L’un des grands attraits du jardin est son panorama. Depuis les terrasses et les espaces dégagés, le regard descend vers Kobe, ses immeubles, son port et la mer.





Ce paysage réunit trois éléments…La montagne, à l’arrière-plan donne une impression de hauteur. La ville, avec son tissu urbain qui s’étend jusqu’au littoral. La baie, qui ouvre l’horizon et apporte une sensation d’espace. En descendant, le panorama change progressivement. Les arbres et les massifs végétaux encadrent parfois la vue, puis le paysage se dégage à nouveau. C’est ce contraste entre la végétation et l’immensité de la ville qui rend la promenade si agréable. Par temps clair, les vues sur le port et la baie sont belles. La promenade se vit comme une succession d’ambiances. On quitte les hauteurs et leurs grands panoramas, on traverse des espaces fleuris, on entre dans la serre où la végétation devient plus dense, puis on retrouve l’extérieur et les vues sur Kobe. On se sent entouré de verdure, tout en gardant la mer et les bâtiments à l’horizon.






Prendre soin des plantes,
C’est cultiver un peu de bonheur chaque jour.








« Maternità », une mère et son enfant symbole d’amour maternel. Offerte en 1992 à Kobe par la ville italienne de Terni. Représentation d’une mère qui serre tendrement son enfant dans ses bras exprime plusieurs idées…La tendresse, à travers le geste protecteur de la mère. La protection, car l’enfant trouve refuge auprès d’elle. L’amour universel, qui dépasse les frontières et les cultures. La transmission de la vie, symbolisée par le lien intime entre la mère et son enfant. L’œuvre est symbolique…Au milieu des plantes tropicales, de la végétation luxuriante et des fleurs, la sculpture rappelle que l’amour, comme la nature, est associé à la vie, à la croissance et au soin que l’on apporte à ce qui est fragile. Le jardin indique d’ailleurs que cette statue est devenue un lieu emblématique de l’amour, propice à l’apaisement et à la contemplation. « Maternità » apporte une dimension humaine et affective à la visite du jardin de Kobe, en faisant de la serre un lieu où la beauté végétale rencontre la douceur du lien maternel.
L’art peut rapprocher des cultures éloignées, en exprimant une émotion universelle du lien entre une mère et son enfant. Le sculpteur de « Maternità » est Aurelio De Felice (1915-1996), un artiste italien originaire de Torre Orsina, près de Terni, en Ombrie. Il était sculpteur, mais aussi peintre et poète. Aurelio De Felice, né le 29 octobre 1915. Artiste important de la scène artistique italienne du XXe siècle. Décédé le 14 juin 1996.



Les terrasses offrent une vue remarquable sur la ville et son port. Lorsque le téléphérique fonctionne en soirée, les lumières de Kobe composent un paysage particulièrement spectaculaire. Le Nunobiki Herb Gardens symbolise le lien entre la ville et les montagnes qui la bordent. Il associe trois dimensions…La préservation et la découverte de la nature, les loisirs des habitants et le tourisme international. Son histoire raconte aussi l’évolution de Kobe, ville portuaire ouverte sur le monde, qui valorise à la fois son patrimoine naturel et ses aménagements modernes.
Le jardin fait partie du parc public de Nunobiki (Nunobiki Kōen). Les documents officiels de la municipalité le désignent comme un équipement public de la ville, et non comme une propriété privée appartenant à l’exploitant commercial. Une société exploite le jardin et le téléphérique. Elle est chargée de l’accueil, de l’entretien, des activités touristiques et du fonctionnement des installations. Le secteur de Nunobiki possède une histoire bien plus ancienne que le jardin botanique. Les cascades de Nunobiki étaient déjà célèbres à l’époque Heian (794–1185). Elles apparaissent dans des œuvres littéraires japonaises anciennes et étaient également associées à des pratiques religieuses de montagne. Durant l’ère Meiji, le secteur des cascades est aménagé en lieu de promenade, avec des cerisiers, des pruniers, des maisons de thé et des boutiques de souvenirs. Cet ancien parc, appelé Nunobiki Yūenchi, est l’un des premiers exemples importants de parc de loisirs dans le Japon moderne. L’ancien parc rencontre des difficultés financières et ferme. Une partie des terrains vendus à cette époque passe entre des mains privées. Le 23 octobre 1991, le Kobe Nunobiki Herb Gardens ouvre sur environ 16 hectares. Le projet est porté par la ville de Kobe pour créer un jardin consacré aux herbes aromatiques, aux fleurs et à la découverte de la nature.





Kobe, là où les montagnes rencontrent la mer,
l’élégance du Japon se dévoile à chaque coin de rue.







Histoire d’une ville entre tradition et modernité

KOBE située sur la côte sud de l’île de Honshu, au Japon, est une ville portuaire qui associe histoire, ouverture sur le monde et modernité. Bordée par la mer intérieure de Seto et dominée par les montagnes de Rokko, elle est connue pour son port international, son architecture occidentale, sa gastronomie et sa capacité à se reconstruire après les catastrophes. Son histoire illustre les grandes transformations du Japon, le passage d’un pays fermé à une puissance industrielle et commerciale, puis la reconstruction d’une métropole après un séisme dévastateur. L’histoire de la région de Kobe remonte à plusieurs siècles. Grâce à sa position géographique, entre mer et montagne, elle a longtemps constitué un lieu favorable aux échanges maritimes. Le sanctuaire Ikuta, dont la tradition fait remonter la fondation au IIIe siècle, témoigne de l’ancienneté de la vie religieuse locale. La région de Hyōgo, aujourd’hui intégrée à Kobe, a servi de port et de point de passage pour les marchandises, les voyageurs et les activités militaires. Au Moyen Âge, les ports de la région participaient aux échanges commerciaux et aux relations maritimes du Japon.
L’année 1868 constitue un tournant majeur. Dans le contexte de la restauration de Meiji, le port de Kobe s’ouvre au commerce international, au moment où le Japon accélère sa modernisation. L’arrivée de commerçants étrangers, notamment européens et américains, transforme profondément la ville. Un quartier réservé aux résidents étrangers se développe, ainsi que de nouvelles infrastructures commerciales. Cette ouverture laisse plusieurs traces durables, des maisons de style occidental apparaissent dans le quartier de Kitano. Les échanges internationaux favorisent le développement des activités portuaires et industrielles. De nouvelles habitudes culinaires et culturelles se diffusent, contribuant à l’identité cosmopolite de Kobe. À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, Kobe devient progressivement l’un des grands ports commerciaux du Japon.








Au XXe siècle, Kobe se développe comme un centre industriel et maritime important. La construction navale, la métallurgie, le commerce et les transports jouent un rôle majeur dans son économie. La ville subit cependant de lourdes épreuves pendant la Seconde Guerre mondiale, notamment des bombardements qui détruisent une partie de ses quartiers. Après la guerre, elle se reconstruit et retrouve progressivement son dynamisme économique. Un événement marque particulièrement son histoire récente, le séisme de Hanshin-Awaji du 17 janvier 1995. Cette catastrophe, de magnitude 7,3 selon la magnitude de moment, provoque d’importantes destructions à Kobe et dans les villes voisines, faisant plus de 6 000 morts. Des routes, des voies ferrées, des habitations et des installations portuaires sont endommagées. La reconstruction qui suit devient un symbole de solidarité, de résilience et d’amélioration de la prévention des catastrophes au Japon.



Ces espaces du front de mer réunissent promenades, commerces, restaurants et bâtiments contemporains. La tour du port de Kobe est devenue l’un des symboles visuels de la ville. Ces quartiers illustrent la coexistence entre patrimoine historique, influences étrangères et aménagements modernes. Kobe est mondialement connue pour le bœuf de Kobe, une viande issue de bovins Tajima répondant à des critères précis de qualité et de certification.




Aujourd’hui, Kobe est une grande ville de la préfecture de Hyogo, dans la région du Kansai. Elle compte environ 1,5 million d’habitants et se situe à proximité d’Osaka et de Kyoto. Son identité repose sur un mélange d’activités économiques, de culture internationale et de paysages naturels. Le port reste un élément important de l’économie locale. Kobe accueille également des entreprises industrielles et technologiques, notamment dans les domaines de la construction navale, des équipements industriels, de la médecine et des biotechnologies. La ville cherche ainsi à associer son héritage industriel à de nouvelles activités de recherche et d’innovation. La reconstruction après le séisme de 1995 a profondément influencé la ville actuelle. Les autorités et les habitants ont travaillé à la remise en état des logements, des transports et des infrastructures portuaires. La catastrophe a également renforcé l’importance accordée à la prévention des risques, à la préparation aux séismes et à l’entraide entre citoyens. Le parc mémoriel du port conserve des traces des destructions, tandis que les illuminations de Kobe Luminarie, créées à la suite du séisme, rendent hommage aux victimes et symbolisent l’espoir. Kobe s’est ainsi reconstruite non seulement sur le plan matériel, mais aussi autour d’une mémoire collective et d’une culture de la solidarité.
C’EST BEAU UNE VILLE LA NUIT…









Les grandes dates de KOBE…Antiquité et Moyen Âge, développement des sanctuaires et des activités portuaires dans la région. 1868/ Ouverture du port de Kobe au commerce international. 1748/ Mise en service du chemin de fer entre Osaka et Kobe. 1889/ Fondation officielle de la municipalité moderne de Kobe. 1900-1945/ Expansion industrielle, commerciale, puis destructions liées à la guerre. 1963/ Achèvement de la tour du port de Kobe. 1987-1992/ Développement de Meriken Park et de Harborland. 2006/ Ouverture de l’aéroport de Kobe. 2024/ Réouverture de la tour du port après rénovation. 2025/ Début de l’exploitation de vols charters internationaux à l’aéroport de Kobe.
17 janvier 1995/ Séisme de Hanshin-Awaji et début d’une vaste reconstruction.

Kobe est passée d’une ville portuaire modeste à une métropole internationale en conservant une partie de son patrimoine. Son histoire est aussi marquée par les guerres, les catastrophes naturelles et les efforts de reconstruction. Kobe est une ville désireuse de préserver son identité tout en se transformant. Son port, ouvert en 1868, a favorisé son développement et l’arrivée de nouvelles cultures. Son industrialisation lui a donné une place importante dans le Japon moderne, tandis que le séisme de 1995 a révélé la force de solidarité de ses habitants. Aujourd’hui, Kobe associe héritage historique, ouverture internationale, innovation et qualité de vie. C’est une ville où le passé reste visible dans les quartiers anciens, tandis que le présent se dessine le long du port et dans les nouveaux espaces urbains.
Dernières heures pour nous dans cette ville très contrastée avec un dernier excellent repas dans un chinois qui allait fermer juste après nous. Surpris et pas vraiment de voir ce quartier être quasi désert à 20 heures, les Japonais le soir mange vers 18 heures. Pour moi comme chaque jour et après quelques heures de sommeil, je trie la nuit, nos photos de la journée toujours trop nombreuses, 200 à 300 jour, rédige l’article et travaille la mise en place en musique. Il est 5 heures du matin, chez vous 21 heures… Demain direction le Mont FUJI !!!
TOUTE GRANDE VILLE POSSEDE SON QUARTIER CHINOIS…












A SUIVRE…