25/ Les Trois Temples…

 

Mercredi 21 octobre — A la découverte progressive des temples de Shikoku, nous commençons à mieux comprendre ce qui fait la singularité de ce pèlerinage, à mesurer les efforts des pèlerins, de comprendre l’histoire des lieux et de découvrir des paysages qui ont, depuis des siècles, une importance stratégique et spirituelle.

 

Temple YASHIMA-JI / 84e des 88 temples du pèlerinage de SHIKOKU…

 

Installé sur le plateau de Yashima, à 290 mètres d’altitude. Pour les pèlerins qui choisissent de monter à pied, l’ascension fait partie intégrante de la démarche. Le chemin, avec ses pentes et ses escaliers, rappelle que le pèlerinage traditionnel est aussi une épreuve physique, un temps de réflexion et une manière de se détacher du quotidien. Chaque pas rapproche du temple, mais permet également de prendre la mesure du chemin parcouru. Aujourd’hui, pourtant, beaucoup de visiteurs arrivent en voiture ou en bus, ce qui rend le site accessible à un public bien plus large. Il y a donc deux façons d’aborder Yashima, celle de l’effort et de la marche, ou celle de la découverte plus directe du sanctuaire et de ses paysages.

 

Ce sanctuaire est bien plus qu’une étape religieuse, il réunit treize siècles d’histoire bouddhique, des trésors artistiques et le souvenir d’une des grandes batailles qui ont façonné le Japon médiéval. L’histoire du temple remonte au VIIIᵉ siècle, vers 754, sous le règne de l’empereur Shōmu et de ses successeurs. Le fondateur traditionnel du sanctuaire est Ganjin, appelé Jianzhen en Chine (688-763). Moine bouddhiste réputé, il avait entrepris plusieurs traversées périlleuses pour rejoindre le Japon. Les tempêtes et les naufrages avaient fini par lui faire perdre la vue, mais il avait persévéré et atteint le Japon en 753. Selon la tradition, alors qu’il se dirigeait vers Nara, il aperçut une lumière mystérieuse émanant du mont Yashima. Il gravit la montagne et y fonda un premier sanctuaire consacré au bodhisattva Fugen, symbole de la pratique bouddhique et de la sagesse. À l’origine, le temple se trouvait sur le versant nord du plateau. Il fut ensuite développé par un disciple de Ganjin, qui lui donna le nom de Yashima-ji.

 

Entre spiritualité et mémoire des samouraïs

Sur les hauteurs de Yashima, les prières des pèlerins se mêlent encore aux échos des batailles anciennes.

Ici, le temps n’efface pas l’histoire, il la transforme en mémoire. 

 

Cette fondation illustre un aspect important de l’histoire japonaise, le bouddhisme s’est profondément développé grâce aux échanges avec la Chine et la péninsule coréenne, qui ont apporté au Japon des enseignements, des œuvres d’art et de nouvelles formes d’architecture religieuse. Au début du IXᵉ siècle, un personnage majeur de l’histoire religieuse japonaise intervient dans le destin du temple Kūkai, également connu sous le nom de Kōbō Daishi. En 815, selon la tradition, il se rend à Yashima sur ordre de l’empereur Saga. Il déplace le sanctuaire vers le versant sud du plateau, à l’emplacement qu’il occupe aujourd’hui, et aurait sculpté une statue de Kannon aux onze visages et aux mille bras, destinée à devenir l’image sacrée principale du temple. Kannon est le bodhisattva de la compassion, celui qui entend les souffrances du monde et vient au secours des êtres vivants. Ses mille bras symbolisent sa capacité à aider une multitude d’êtres, tandis que ses onze visages expriment sa vigilance envers toutes les formes de souffrance. Le temple devient alors un lieu associé à l’école bouddhique Shingon, fondée par Kūkai, et à la tradition du bouddhisme ésotérique japonais.

 

 

 

 

 

Yashima-ji est traditionnellement associé à Kūkai, mais son origine est antérieure à son intervention. Il faut donc distinguer sa fondation au VIIIᵉ siècle de sa transformation au IXᵉ. C’est ici que l’histoire religieuse rejoint la grande histoire du Japon. En 1185, la région de Yashima devient le théâtre d’un affrontement majeur de la guerre de Genpei, qui oppose deux clans de guerriers…Les Taira (Heike) et les Minamoto (Genji). Les Taira, qui avaient perdu une grande partie de leur pouvoir, s’étaient réfugiés à Yashima avec le jeune empereur Antoku, alors âgé de six ans. Ils disposaient d’une flotte et pensaient pouvoir repousser leurs adversaires depuis cette position stratégique. Mais le chef militaire Minamoto no Yoshitsune choisit une approche terrestre audacieuse. L’affrontement qui s’ensuivit contribua à la défaite des Taira, définitivement écrasés quelques semaines plus tard lors de la bataille navale de Dan-no-ura. Cette victoire ouvrit la voie à la domination politique des Minamoto et à l’établissement du gouvernement militaire de Kamakura. Ces histoires, immortalisées dans les récits guerriers japonais, donnent au paysage de Yashima une dimension presque théâtrale. Depuis le plateau, on peut contempler la mer intérieure de Seto et imaginer les navires, les archers et les combattants qui s’affrontèrent dans les eaux en contrebas. Deux récits célèbres sont associés à cette bataille…

 

Nasu no Yoichi et l’éventail…Selon la tradition, cet archer des Minamoto aurait réussi à atteindre un éventail fixé au sommet d’une perche sur un navire ennemi, malgré le vent et le mouvement de la mer.

 

Yoshitsune et son arc…Une autre légende raconte que Yoshitsune aurait laissé tomber son arc dans la mer et risqué sa vie pour le récupérer, refusant que ses ennemis puissent se moquer de lui s’il s’agissait d’un arc ordinaire.

 

 

 

 

 

 

Le pavillon principal — Hondō/  Le bâtiment principal est classé bien culturel important du Japon. Son architecture témoigne de l’art religieux de l’époque médiévale, même si le bâtiment a connu des travaux de reconstruction et de restauration au fil du temps. La cloche des Heike/ La cloche du temple, datée de 1223, appartient à l’époque de Kamakura. On l’appelle traditionnellement la « cloche commémorative des Heike », en mémoire des guerriers du clan vaincu. Elle rappelle que les lieux de culte pouvaient aussi devenir des espaces de mémoire et de recueillement après les conflits. Le musée des trésors — Hōmotsukan/ Conserve  des sculptures bouddhiques et des documents liés aux clans Genji et Heike. On y trouve des représentations de la bataille de Yashima et des objets associés à cette période troublée. C’est un lieu précieux pour comprendre le lien entre le sanctuaire et l’histoire militaire de la région mais avec l’impossibilté de faire des images.

 

 

 

 

À proximité du pavillon principal, un personnage inattendu attire l’attention Taisaburō, le grand tanuki de Yashima. Le tanuki est un animal du folklore japonais, proche du chien viverrin, auquel les légendes prêtent des pouvoirs de métamorphose. Il peut prendre l’apparence d’un être humain, jouer des tours ou protéger ceux qui lui témoignent du respect. La tradition locale raconte qu’un tanuki aurait aidé Kūkai à trouver son chemin dans le brouillard qui enveloppait la montagne. Aujourd’hui, le sanctuaire de Minoyama Daimyōjin est associé à la protection de la famille, aux unions heureuses et à la fécondité. Cette présence rappelle que la spiritualité japonaise ne se limite pas aux doctrines bouddhiques, elle s’entremêle avec les croyances populaires, les esprits de la nature et les légendes locales. À partir du XVIIᵉ siècle, la diffusion de guides consacrés au pèlerinage contribue à rendre cette pratique plus accessible à la population. Yashima devient alors une destination spirituelle réputée, attirant pèlerins et voyageurs. Pour les pèlerins qui marchent, l’arrivée au sommet représente une étape à part entière.

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais, quelle que soit la manière d’y parvenir, l’arrivée réserve une belle récompense avec ce magnifique panorama qui raconte aussi l’histoire. Depuis les belvédères, le regard embrasse la mer intérieure de Seto, ses îles, ses bras de mer et l’immense agglomération de Takamatsu. La ville paraît s’étendre jusqu’à l’horizon, tandis que les îles ponctuent la mer comme autant de morceaux de terre posés sur l’eau. Mais ce paysage magnifique fut aussi un formidable poste d’observation. Bien avant l’essor de Takamatsu, la position dominante de Yashima en faisait un lieu de surveillance et de défense. Son histoire est notamment marquée par la célèbre bataille de Yashima, le 22 mars 1185, lorsque les clans des Minamoto et des Taira s’affrontèrent au cours de la guerre de Genpei. Cette bataille contribua à la défaite des Taira et à la fin de leur domination. En contemplant aujourd’hui ce panorama paisible, il est difficile d’imaginer les navires de guerre, les samouraïs et les combats qui animèrent autrefois ces rivages. La mer, autrefois voie de circulation et enjeu militaire, est désormais un espace de contemplation, de pêche et de navigation. Et puis il y a Takamatsu, cette ville étonnante que l’on découvre d’en haut avec ses quartiers, son port, ses immeubles et ses routes composent un tableau vivant, ouvert sur la mer intérieure. On comprend alors pourquoi ce lieu occupe une place si particulière dans le paysage local.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Temple YAKURI-JI n° 85 / Pèlerinage des 88 temples de SHIKOKU…

 

 

 

Il se trouve sur le mont Goken, dans un environnement où la montagne, les rochers et la forêt donnent au lieu une atmosphère de recueillement. Son histoire est liée à Kūkai, le moine bouddhiste du IXe siècle qui est devenu la grande figure spirituelle du pèlerinage de Shikoku. Mais Yakuriji possède aussi une particularité, son nom est associé à une légende de guérison et à la recherche d’un remède. Selon la tradition bouddhiste, le temple aurait été fondé en 829, sous l’impulsion de Kūkai, également connu sous le nom de Kōbō Daishi, fondateur de l’école bouddhiste Shingon. À cette époque, le mont Goken était déjà un lieu de pratiques ascétiques. Ses cinq sommets rocheux, dressés vers le ciel comme cinq lames, inspiraient autant de crainte que de respect. La légende raconte que Kūkai vint y pratiquer une méditation particulièrement exigeante, destinée à développer la mémoire et la connaissance spirituelle. Au cours de cette retraite, cinq épées seraient tombées du ciel. La divinité protectrice de la montagne, Zaō Gongen, lui serait alors apparue pour lui révéler que ce lieu était destiné à devenir une terre sacrée du bouddhisme. Kūkai aurait enterré les cinq épées dans la montagne afin de la protéger, puis sculpté une représentation du bouddha cosmique Dainichi Nyorai. C’est ainsi que la montagne aurait reçu son nom, Gokenzan, la « montagne des cinq épées ». Pour atteindre le temple, deux possibilités…Gravir la montagne à pied ou emprunter le téléphérique rouge et blanc qui relie le bourg de Mure au sanctuaire. Là encore, le choix du moyen d’accès modifie l’expérience avec l’effort de la montée pour les uns, la découverte progressive du relief pour les autres. Yashima-ji nous a offert l’ouverture sur la mer, la ville et la mémoire des batailles anciennes. Yakuri-ji nous ramène à une spiritualité plus intimement liée à la montagne, à ses rochers et aux légendes qui l’entourent. Au fil de ces visites, nous comprenons que le pèlerinage de Shikoku n’est pas simplement une succession de temples numérotés. C’est un voyage dans lequel chaque étape possède son paysage, son histoire et sa propre manière de nous toucher.

 

 

« Sur les chemins de Shikoku, chaque temple est une halte,

chaque montagne une épreuve, et chaque panorama une récompense. »

 

 

 

 

 

 

Entre montagne, légende et spiritualité…Au pied des cinq épées de pierre, les siècles semblent s’être arrêtés. Ici, la montagne raconte les légendes de Kūkai, les séismes qui l’ont bouleversée et la foi des hommes qui l’ont reconstruite. Yakuriji nous rappelle que les chemins spirituels ne sont pas seulement des distances à parcourir, mais aussi des histoires à comprendre. Comprendre ce récit comme une tradition religieuse fondatrice de la conviction des croyants que la montagne elle-même a été choisie et consacrée par une puissance spirituelle. Avant son départ pour la Chine des Tang, où il souhaitait approfondir ses connaissances bouddhiques, Kūkai serait revenu sur cette montagne pour chercher un signe annonçant le succès de son voyage. Il planta alors huit châtaignes préalablement grillées. Or, selon la légende, une châtaigne grillée ne devrait jamais pouvoir germer. À son retour au Japon, Kūkai aurait pourtant découvert que les huit châtaignes avaient pris racine et donné naissance à des arbres. Ce prodige fut interprété comme un signe favorable. Le temple reçut alors le nom de Yakuriji, le « temple des huit châtaignes ». Cette légende résume une idée importante de la spiritualité japonaise, même ce qui paraît impossible peut devenir possible lorsque la nature, la foi et la détermination humaine se rencontrent.

 

 

 

 

 

 

Le temple n’a pas traversé les siècles sans épreuves. Au XVIe siècle, les campagnes militaires de Chōsokabe Motochika, qui cherchait à conquérir Shikoku, entraînèrent la destruction du temple par le feu. Les bâtiments furent ensuite reconstruits, notamment grâce au travail de religieux qui contribuèrent à faire renaître le sanctuaire. Durant l’époque d’Edo (1603-1868), Yakuriji bénéficia du soutien des seigneurs du domaine de Takamatsu, en particulier de Matsudaira Yorishige. Le temple devint un important lieu de prières et de protection pour la famille seigneuriale. Un autre événement majeur survint en 1706, un violent séisme provoqua l’effondrement d’une partie du versant oriental du mont Goken. La montagne perdit alors l’un de ses cinq sommets principaux et prit sa silhouette actuelle. Les bâtiments du temple furent eux aussi touchés par le tremblement de terre. Ils furent restaurés et réorganisés au début du XVIIIe siècle. Le paysage que l’on contemple aujourd’hui n’est pas seulement le résultat de l’érosion naturelle, il porte aussi la trace d’une catastrophe qui a profondément transformé la montagne.

 

 

 

Le Hondō, le pavillon principal. C’est le cœur du culte. Le temple est consacré à Shō Kannon, forme du bodhisattva de la compassion, associé à l’écoute de la souffrance humaine. Les fidèles viennent y prier pour obtenir protection et réconfort. Ce pavillon abrite une forme de la divinité bouddhique Kangiten, liée à la joie, à la réussite et à l’harmonie. Son culte est particulièrement important à Yakuriji. On y prie notamment pour la prospérité, les études et les bonnes relations humaines.

 

 

Le pavillon du Tengu est consacré à Chūshobō, un personnage surnaturel du folklore japonais associé aux montagnes et aux pouvoirs mystérieux. Selon la tradition locale, il descendrait la nuit pour aider les hommes avant de regagner son domaine montagnard. Des sandales traditionnelles en bois, les geta, rappellent cette croyance.

 

 

 

 

La pagode Tahōtō est dédié à Kūkai, le fondateur, qui accompagne tout le pèlerinage. La pagode et les autres bâtiments composent un ensemble où se mêlent architecture religieuse, mémoire historique et paysage montagnard. Le temple occupe une place particulière dans le parcours des 88 sanctuaires. Il est situé près de Takamatsu, dans la préfecture de Kagawa, et constitue l’une des dernières grandes étapes du pèlerinage traditionnel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Temple SHIDO-JI n° 86 / Pèlerinage des 88 temples de SHIKOKU…

 

Après les montagnes et les sentiers escarpés, le temple nous ramène vers la mer et ses légendes. Situé dans la petite ville côtière de Shido, à l’est de Takamatsu, il constitue une étape importante pour les pèlerins qui progressent vers les derniers sanctuaires de cette grande boucle spirituelle. Ici, on quitte les hauteurs montagneuses pour retrouver un lieu ancien, ancré dans l’histoire des villages côtiers et dans les légendes japonaises. Selon la tradition, Shidoji aurait été fondé au VIe siècle, vers l’an 625. Il est associé à la propagation du bouddhisme au Japon, bien avant que le pèlerinage des 88 temples ne prenne sa forme actuelle. Au fil des siècles, le temple a été reconstruit et agrandi. Il a bénéficié du soutien de personnages importants de l’histoire japonaise, notamment de familles de guerriers et de seigneurs locaux. Son histoire s’est également nourrie des récits populaires qui associent cette région à la mer, aux pêcheurs et aux légendes de l’ancien Japon.

 

 

C’est sans doute le récit le plus émouvant associé à Shidoji…La légende de la perle volée au royaume du Dragon. Selon la tradition, une précieuse perle destinée à la famille Fujiwara est dérobée par le Dragon des mers. Fujiwara no Fuhito, venu la récupérer, rencontre une plongeuse, une ama, qui accepte de l’aider. De leur union naît un fils, Fusasaki. Pour rendre la perle à son époux et assurer l’avenir de son enfant, la jeune femme plonge dans les profondeurs marines et affronte les créatures du royaume sous-marin. Elle parvient à récupérer le trésor, mais est mortellement blessée. Son sacrifice permet à son fils de vivre. Devenu adulte, celui-ci revient dans la région et fait honorer la mémoire de sa mère. Cette histoire mêle amour, courage, sacrifice maternel et croyances bouddhiques. Elle a inspiré le théâtre Nô, notamment la pièce Ama, ainsi que d’autres formes du théâtre japonais. Le temple conserve la mémoire de cette légende et les récits illustrés qui la racontent.

 

 

 

 

 

 

L’entrée monumentale est l’un des éléments remarquables du temple. Elle abrite les gardiens Niō, figures protectrices du bouddhisme. La porte actuelle date de la grande reconstruction du XVIIe siècle et est classée bien culturel important du Japon. Le hondō est consacré à la Kannon aux onze visages, bodhisattva de la compassion. La tradition fait remonter la fondation du temple à 625, lorsque le bois sacré échoué sur la côte aurait servi à sculpter la statue. L’édifice actuel date de 1670 et est classé bien culturel important. Haute de 33 mètres, elle domine le domaine religieux. Attention toutefois à la chronologie car cette pagode est récente, achevée en mai 1975. Elle a été offerte par un entrepreneur originaire de la région. Elle apporte une silhouette verticale au milieu des bâtiments anciens. Shidoji possède deux jardins intéressants. Le jardin traditionnel à cours d’eau sinueux rappelle l’art paysager japonais ancien. Le jardin sec Muzentei, créé en 1962 par le célèbre paysagiste Mirei Shigemori, utilise le sable blanc et les pierres pour évoquer la mer, les îles et l’univers de la légende de la plongeuse. Voilà une particularité assez saisissante, Shidoji abrite aussi un pavillon dédié à Enma, le souverain du monde des morts, ainsi qu’un pavillon consacré à la vieille femme qui dépouille les défunts de leurs vêtements dans les croyances populaires. Ces bâtiments rappellent le lien entre la mort, la renaissance et la délivrance spirituelle.

 

 

 

 

 

 

À Shidoku, le chemin s’achève, mais le voyage intérieur continue…

Chaque temple laisse une empreinte, chaque pas devient un souvenir,

Chaque pensée nous rapproche de l’essentiel.  

 

 

 

 

 

 

A SUIVRE…