SANGKHLABURI a reçu des vagues d’immigration birmane à compter des années 1950. Des familles Môn et Karen se sont exilées en Thaïlande pour échapper aux guerres civiles qui déchiraient le Myanmar, leur pays d’origine. Elles ont alors élu domicile dans les bourgs ruraux de KANCHANABURI. Après la mise en place du barrage de JAVIRALONGKORN, les migrants ont vu une bonne partie de leurs habitations emportées par les crues du lac KHAO LEM. Telle fut la cause de leur déplacement vers les collines proches de SANGHKLABURI. Au fil des années, la croissance de la population exigea d’accaparer plus d’espace, les jeunes voulaient être intégrés socialement. Les Môn ont ainsi construit le fameux pont en bois qui relie leur village à la cité de SANGHKLABURI.
Symbole fort, cet ouvrage mesure 850 m de long. Il est baptisé UTTAMANUSON Bridge et détient le record de kilométrage parmi les ponts en bois de toute la Thaïlande. Achevée par les Môn au cours du siècle dernier, la construction répond à un besoin de désenclavement du village de WANG KHA qui n’est plus isolé du reste du pays. En vertu de son statut de « zone piétonnière », les motos et les voitures n’ont pas le droit d’y circuler, mais doivent emprunter un autre pont en dur. Ce qui préserve le côté touristique du pont, mais se justifie aussi par sa fragilité…Un tronçon du pont s’est effondré en 2013 par suite des gros orages, et les habitants se sont démenés pour le rétablir.





Il y a d’abord le son énorme venu de différentes installations sonores mobiles…
Nous les découvrons dans la rue principale débuter un cortège totalement hétéroclite de véhicules…Sur des Picks ups uniquement de jeunes hommes habillés de blanc abrités du soleil et accompagnés par la famille et amis…Nous ne saurons rien du pourquoi ? ni du Comment ? Mais nous sommes là et heureux de participer à ce moment de partage.
D’autres voitures sont transformées en kits Sonos ultra puissantes ! Pour de la techno version d’ici, sans oublier à l’avant du cortège une Banda Thaï très efficace et infatigable !
Organisation dans la bonne humeur, la route reste ouverte pour les autres et gèrée dans le calme par des volontaires.
Laissons nous embarquer par cet incroyable cortège qui va mettre plusieurs heures pour parcourir moins d’un kilomètre et atteindre un temple ouvert à toutes et tous jusqu’à la nuit pour une Kermesse tournée vers la jeunesse.
Comme un Lego…








C’est un grand terrain de nulle part / Avec de belles poignées d’argent
La lunette d’un microscope / Et tous ces petits êtres qui courent
Car chacun vaque à son destin / Petits ou grands
Comme durant les siècles égyptiens / Péniblement
Porter mille fois son poids sur lui / Sous la chaleur et dans le vent
Dans le soleil ou dans la nuit / Voyez-vous ces êtres vivants
Voyez-vous ces êtres vivants / Voyez-vous ces êtres vivants…








Quelqu’un a inventé ce jeu / Terrible, cruel, captivant
Les maisons, les lacs, les continents / Comme un Lego avec du vent
La faiblesse des tout-puissants / Comme un Lego avec du sang
Force décuplée des perdants / Comme un Lego avec des dents
Comme un Lego avec des mains / Comme un Lego…





Voyez-vous tous ces humains / Danser ensemble à se donner la main
S‘embrasser dans le noir à cheveux blonds / À ne pas voir demain comme ils seront
Les capitales sont toutes les mêmes devenues / Facettes d’un même miroir
Vêtues d’acier, vêtues de noir / Comme un Lego mais sans mémoire
Comme un Lego mais sans mémoire / Comme un Lego mais sans mémoire…








Facettes d’un même miroir / Vêtues d’acier, vêtues de noir
Comme un Lego mais sans mémoire / Comme un Lego mais sans mémoire
Comme un Lego mais sans mémoire / Comme un Lego…







Pourquoi ne me réponds-tu jamais / De ta retraite sous ton arbre
Depuis ce manguier de plus de dix mille pages / A te balancer seul dans une cage
A voir le monde de si haut / Comme un insecte mais sur le dos
Comme un insecte mais sur le dos / Comme un insecte…











C’est un grand terrain de nulle part / A la lunette d’un microscope
On regarde, on regarde dedans / On voit de toutes petites choses qui luisent
Ce sont des gens dans des chemises / Comme durant les siècles de la longue nuit
Dans le silence ou dans le bruit / Dans le silence ou dans le bruit
Dans le silence…
Chanson écrite par Gérad MANSET pour Alain BASHUNG un peu avant sa mort

A SUIVRE……