En quittant Lesneven vers le Nord Ouest du Finistère en direction de Saint-Pol de Léon, nous montons progressivement pour atteindre un immense plateau couvert de champs de maraîchages couvert d’Artichauts, de Choux Fleur et bien d’autres plantes consommables. Sans oublier les multitudes d’églises et de calvaires…





L’artichaut, un vrai plat de pauvres ! Le seul plat que, quand t’as fini de manger, t’en as plus dans ton assiette que quand t’as commencé ! Coluche
Une spécialité de la Bretagne, il est délicieux et excellent pour la santé. La capitale de l’artichaut de Bretagne c’est ici à Saint-Pol-de-Léon. Beaucoup cultivé, souvent boudé par sa complexité à être cuisiné et mangé. L’artichaut fait partie de la famille dites des Astéracées. C’est un chardon, domestiqué et cultivé. Avant d’arriver en terres bretonnes, originaire de la région méditerranéenne, d’Italie, où il a été développé et popularisé pendant la Renaissance. Le terme « artichaut » désigne la plante dans son ensemble. Néanmoins, dans le langage courant, il fait référence à sa partie comestible…La tête de l’artichaut. Cette tête en fait donc un légume-fleur. L’artichaut est arrivé en Bretagne à partir du XVIe siècle. Il a trouvé dans notre région un environnement propice à son développement. Le climat breton, humide et tempéré, est idéal pour la culture de l’artichaut. Il a besoin de beaucoup d’eau et redoute le gel et la sécheresse. Les terres bretonnes, notamment dans le nord de la région, dans le Finistère et les Côtes d’Armor, sont parfaites pour sa culture.



On y cultive principalement 2 variétés, le Camus et le Castel. La première donne parmi les plus gros artichauts, de 300 à 500 grammes par pièce. Il est bien vert avec des feuilles, dites les écailles, larges, courtes et bien serrées. Son cœur est tendre et bien charnu. La seconde, le Castel, est en fait un dérivé du Camus, obtenu pour mieux se conserver en grande distribution. La pleine saison de l’artichaut breton s’étend de mai à juin et de septembre à octobre. Avec 75% de la production nationale, la Bretagne est le premier producteur d’artichauts en France, sa culture y est totalement manuelle, préservant ainsi des méthodes traditionnelles et un savoir-faire ancestral. Outre cultiver beaucoup d’artichauts, la Bretagne a même sa capitale de l’artichaut. Il s’agit de la commune de Saint-Pol-de-Léon, dans le Finistère. Preuve que ce légume est une véritable institution, la ville possède sa Maison de l’Artichaut et une Confrérie de l’Artichaut de Bretagne a été établie et célèbre chaque été la fête de l’artichaut ! L’occasion de rassembler producteurs, consommateurs, cuisiniers et passionnés autour de ce légume emblématique.
L’artichaut occupe le sol pendant trois ans. La culture de l’artichaut est totalement manuelle, elle nécessite 250 à 300 heures/ha de travail (contre 8 heures/ha en céréales) et 8 passages par parcelle pour la récolte. Au moment des récoltes, les maraîchers coupent un à un à la main, à l’aide d’un couteau, les têtes arrivées à maturité. Chaque année après la récolte, l’artichaut est rabattu au niveau du sol, une nouvelle touffe se forme alors, où le maraîcher sélectionne une seule pousse (un « drageon ») à la main. Chaque drageon produit un gros artichaut central (la « mère ») et plusieurs petits sur les côtés (les « ailes »). De nombreux binages pour désherber mécaniquement sont réalisés dans les parcelles tout au long de l’année.



Bretons et Choux-fleur…
Emblématique des champs bretons, le chou-fleur est un légume consommé de manière régulière par les français. En frais, un français en consomme 1,5 kg par an en moyenne ! Le chou-fleur et le brocoli sont des légumes que l’on retrouve beaucoup chez les producteurs européens avec plus de 2,4 millions de tonnes de ces choux sont produites sur le territoire chaque année dont 1,4 millions de tonnes de choux-fleurs. L’Espagne est, sans surprise, le premier des producteurs avec environ 30% de la production totale sur son sol. L’Italie et la Pologne complètent le podium. La France est le 4ème pays producteur d’Europe, mais elle est la première si l’on compte uniquement les choux-fleurs et selon les années, la production de choux-fleurs en France se situe entre 200 000 et 300 000 tonnes. Cette production européenne est très marginale au niveau mondial ! En effet, elle représente moins de 10% de la production totale de choux-fleurs et brocolis. La Chine est le plus gros producteur, suivi de l’Inde.
Trois départements bretons concentrent plus de 80% de la production française de choux-fleurs avec le Finistère, les Côtes d’Armor et l’Ille-et-Vilaine, 41%, 30% et 10% de la production. Le reste de la production s’effectue dans le Pas-de-Calais, le Nord et la Manche, ainsi que plus sporadiquement sur tout le territoire. Cette surreprésentation des choux en Bretagne s’explique par la douceur du climat breton ainsi que sa pluviométrie régulière et abondante. Le chou-fleur peut y être récolté toute l’année ! Bien sûr, cela dépend des variétés cultivées ! Il en existe des centaines, adaptées à des récoltes précoces, tardives, des conditions chaudes ou froides…Le cycle entre la plantation et la récolte peut ainsi aller de 2 à 10 mois.






SAINT-POL-DE-LEON CATHEDRALE POL AURELIEN




Au moyen-Âge la cité devait être très riche et puissante à voir les deux autres grandes églises si proche de La cathédrale. Du XIIème-XVIème siècles elle est dédiée à Paul Aurélien, premier évêque du Léon. Originaire du Pays de Galles, Paul Aurélien, patron de l’église qui abrite toujours ses reliques, est considéré comme le premier évêque du Léon.






Édifiée sur les vestiges d’une cathédrale romane du 12ème siècle, la cathédrale gothique Paul Aurélien, basilique mineure dite de l’Annonciation, possède une remarquable nef du 13ème siècle en pierre calcaire de Caen, un ensemble quasi unique en Bretagne, et un chœur en granite du 15ème siècle. Les flèches qui ont 50 mètres d’élévation sont de la fin du 14ème. Des chapelles latérales lui ont donné sa stature définitive au 16ème siècle. La longueur totale de la cathédrale est de 80 mètres, sa hauteur sous voûte de 16 mètres, sa largeur aux transepts de 44 mètres. La tour Nord abrite trois cloches de plus de trois siècles dont le plus vieux bourdon de Bretagne, pesant plus de deux tonnes, fondu en 1563.








Dernière étape avant de rejoindre Morlaix notre stop pour la nuit. L’idée c’était de rejoindre le village dans les heures de marée basse pour parcourir et daire une pause repas au soleil ! Sur cette île très particulière et pleine de charme.



Accessible à marée basse par une chaussée, longue de 760 m, qui se couvre et se découvre avec la marée, ainsi qu’à pied, plus à l’ouest, par la passe aux Moutons, banc de sable naturel sur lequel se trouvent les îlots des Ruland. La passe aux Moutons, appelée ainsi sans doute car l’île fut par le passé un terrain communal où les troupeaux des éleveurs du continent jouissaient du droit de vaine pâture, est située approximativement au niveau de mi marée. L’île fait 2,2 km de longueur et sa largeur est variable, de quelques dizaines de mètres à 500 mètres. Le point culminant est de 38 mètres au-dessus du niveau de la mer au niveau de la chapelle. L’île était habitée par 9 familles (en 2007) et possède une école désaffectée qui accueille des expositions (sculptures, photographies, peintures) temporaires durant l’été.






Sans un lieu religieux vous n’êtes pas en Bretagne…Sa Chapelle.







L’île Callot est un ensemble granitique dont l’exploitation fut massive au XVIIe siècle. À Morlaix, l’hôpital, la manufacture des tabacs, une partie du viaduc et de nombreuses bâtisses de la région furent construites avec du granit de Callot. Louis Chauris a dénombré 65 pierrières de granit différentes, exploitées à des dates et durées variables et indéterminées, sur l’Île Callot. Après la pause il faut retrouver le village, la route sera recouverte à partir de 14H10…Il faut rejoindre Morlaix à une dizaine de Kms.




VENDREDI 15 Mai 2026
LESNEVEN – MORLAIX
71 Kms pour 4H00 de vélo
7H00 de parcours.
A Suivre…