05/ Garder la foi…

Ce jour, il y a du vent et très fort, de la pluie et très forte alors…Pas de visites, pas de photos de Chris…Enfin presque aucune…Et surtout profiter de ce moment pour parler des Bretons et la religion…

 

 

 

 

Les grands calvaires, appelés calvaires monumentaux, sont des œuvres que l’on rencontre seulement en Bretagne. Construits entre les années 1450 et 1610, ils sont les témoins de la prospérité d’un territoire alliée à la ferveur religieuse de la population. Les calvaires en France comptent parmi les grands marqueurs du christianisme populaire car ils structurent les paysages, fixent des mémoires locales, et disent autant une foi qu’une manière de représenter la mort, la souffrance et l’espérance. Beaucoup remontent au Moyen Âge, mais nombre ont été édifiés ou remaniés aux XVIe et XVIIe siècles, très souvent reconstruits au XIXe siècle. La Bretagne compte plus de 20 000 croix et calvaires qui émaillent son paysage. Datant pour certains de plus de cinq siècles, sept d’entre eux sont de très grande taille…Ce sont les calvaires monumentaux, un ensemble exceptionnel à l’échelle de la France. Une association de sauvegarde prend soin d’eux.

 

Jadis, on se rassemblait autour des calvaires lors de divers événements…Fête paroissiale, temps de prière, pardon en Bretagne, mais aussi rendez-vous de communauté à l’occasion des travaux agricoles, des vendanges ou lorsque l’on implorait une bonne récolte. On leur attribuait volontiers une fonction protectrice, face aux intempéries, aux maladies, aux malheurs du temps, et, plus largement, à l’inconnu qui vient de l’extérieur. Beaucoup de calvaires ont été détruits au cours de la Révolution française ; nombre d’entre eux ont ensuite été restaurés ou rebâtis, notamment dans la seconde moitié du XIXe siècle, au moment d’un grand mouvement de renouveau religieux et de missions paroissiales.

 

 

 

 

Un peu d’histoire…

La religion catholique tient une place centrale au sein de la péninsule armoricaine. Des signes montrent que la Bretagne de la fin du Moyen Âge est christianisée en profondeur. Parmi les dévotions de masse, le XVe siècle voit se confirmer la vogue des saints locaux, dont l’un des plus fameux est certainement Yves Hélory, canonisé en 1347. Au XVIe siècle, on compte un prêtre pour moins de 100 habitants dans les paroisses de Cléder et Plouescat. Pourtant, dans la péninsule armoricaine comme ailleurs, les ralentissements de la foi, même s’ils sont parfois un peu plus tardifs, se font ressentir vivement. Si la séparation des Églises et de l’État, en 1905, donne lieu à de vifs débats, et parfois même à des affrontements, c’est un enfant de Tréguier, Ernest Renan, qui, en 1863, envisage pour la première fois Jésus comme un simple personnage historique. À ces (non)croyances vient s’ajouter l’histoire d’un sentiment, celui d’être breton. S’il est difficile de le dater, il est en revanche certain que c’est au contact de l’Autre qu’il se développe. C’est donc parce qu’ils sont confrontés au monde que des Bretons cultivent et promeuvent leur singularité.

 

 

 

 

En Bretagne, les catholiques traditionalistes sont très actif. Certes minoritaires, les catholiques traditionalistes sont quelque 10 000 en Bretagne où trois courants coexistent. Chapelets, missels anciens, mantilles, costumes ou bien sweat à capuche. C’est dimanche et le prieuré intégriste Sainte-Anne de Lanvallay, situé à proximité de Dinan (Côtes-d’Armor), accueille quelque 300fidèles pour la messe traditionnelle. Ouest-France assiste au rendez-vous où se mêlent toutes les catégories sociales et toutes les générations sont au rendez-vous. Selon le quotidien, 1 300 fidèles fréquentent, au moins une fois par mois, le prieuré de Lanvallay et ses chapelles. Cette communauté de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX) est la plus importante derrière celle du prieuré de Paris. Pourtant, Lanvallay n’est pas un cas isolé en Bretagne ou en Loire-Atlantique, où les traditionalistes catholiques rencontrent un franc succès. Ouest-France estime à quelque 10 000 les fidèles qui vont au moins une fois par mois dans l’un des quarante lieux où sont célébrées des messes selon l’ancien rite tridentin. Le noyau dur rassemblerait 4 000 inconditionnels.

 

Pour l’historien des religions Paul Airiau, c’est certain, les catholiques traditionalistes restent minoritaires. “Mais on ne peut contester une hausse spectaculaire de fidèles ces cinq dernières années. Et cette tendance n’est pas près de s’interrompre”, explique-t-il au quotidien. Le fait que la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, première composante de la mouvance traditionaliste, doit investir dans l’immobilier pour pouvoir accueillir ses fidèles. Ainsi, de nouvelles églises et chapelles ont vu le jour ces derniers mois. Inaugurées discrètement elles rencontrent un vrai succès. Elles attirent les nostalgiques de la liturgie d’antan. Ceux qui refusent que les laïcs donnent la communion, que les filles soient enfants de chœur, etc. Les chantres de l’office en latin sont également de plus en plus nombreux. Ce qui fait dire à Hubert Lecamp, cadre parisien à la retraite, qui assiste aux messes du prieuré de Lanvallay qu’il ne reconnaît plus l’Église dans laquelle il est né a “appris le sens du devoir et du sacré. Et une certaine idée de l’homme et sa dignité”. C’est pour cela qu’il s’est tourné vers les traditionalistes. “Et je ne suis pas déçu”, commente-t-il.

 

 

 

 

D’autres, expliquent que le rite n’est jamais très éloigné de la politique. Ils dénoncent la tiédeur des prêtres “officiels” sur des questions sociétales comme l’euthanasie, l’interruption volontaire de grossesse, la procréation médicalement assistée ou encore la bénédiction des couples remariés ou homosexuels. Constance et Carl R., deux Vannetais, vont plus loin. Les anciens membres du très conservateur Mouvement des jeunes catholiques de France affirment au quotidien que les prêtres officiels…Dialoguent trop avec les juifs, les musulmans ou même les protestants. Au lieu de chercher, comme autrefois, à les convertir…

 

Les catholiques traditionalistes comptent aussi dans leurs rangs des nouveaux convertis. Plutôt jeunes, ils cherchent des repères et n’hésitent pas à aller les trouver dans la spiritualité. Avec le rite traditionnel, ils proposent une réponse à un besoin fondamental de transcendance. Du côté de l’Église “officielle”, la poussée des traditionalistes inquiète certains prêtres…Arrêtons de nous voiler la face. La synodalité ne fait plus recette. En niant le désarroi de beaucoup de nos fidèles, nous risquons encore une fois de passer à côté du réel, affirme au quotidien un prêtre du diocèse de Nantes. 

 

 

 

 

Il y a un manque d’unité ! chez les catholiques traditionalistes. Ce constat émane de l’abbé Gilles Roger, prêtre sédévacantiste de Rennes. Il explique qu’en Bretagne, trois courants dissidents s’opposent avec plus ou moins de force à l’Église officielle.

 

Les sédévacantistes…

Dont il est l’un des représentants, sont les plus “ultras”. Selon eux, ça ne fait pas un pli…l’Église catholique est tombée dans l’hérésie avec Vatican II. Ils estiment même que le siège papal est vacant depuis la mort de Pie XII, en 1958. Les neuf prêtres sédévacantistes officiant en Bretagne et en Loire-Atlantique sont, d’ailleurs, considérés comme illégitimes par Rome.



Les lefebvristes…

Sont les disciples de Mgr Marcel Lefebvre (1905-1991). On les trouve principalement au sein de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X fondée en 1970. Ils reconnaissent le pape, mais ils rejettent en bloc l’Église de Vatican II, à cause de ses “idées modernistes”. Opposée aux dialogues œcuméniques et interreligieux encouragés par le Concile, les lefebvristes n’ont toutefois pas coupé tous les ponts avec Rome. Et ce, même si les récentes déclarations du pape François sur les couples homosexuels et divorcés remariés ont refroidi davantage les négociations en cours.



Les “ralliés” sont également opposés à certaines mesures du concile Vatican II. Cependant, ils ont accepté une entente avec le Saint-Siège. Si bien qu’un motu proprio du pape les autorise à célébrer la messe selon l’ancien rite.

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 14 Mai 2026.

 

 

LANILDUT – LESNEVEN

54 Kms pour 3H00 de vélo

sur 5H30 de parcours.

 

 

 

A Suivre…