Lindbergh – 20 mai 1927…

Charles Lindbergh.   Né le 4 février 1902 à Détroit (Michigan) et mort le 26 août 1974 sur l’île de Maui (Hawaï), est un pionnier américain de l’aviation, surnommé « L’aigle solitaire ». Il entre dans la légende en devenant le premier pilote à relier, sans escale et en solitaire, New York à Paris entre le 20 et le 21 mai 1927 en 33 heures et 30 minutes, à bord du Spirit of Saint Louis.

 

 

 

 

Fils d’un immigrant suédois, il reçoit une éducation fondée sur un christianisme n’admettant ni la facilité ni les compromis dans une recherche de la perfection. Toute sa vie, Charles Lindbergh restera marqué par ces principes. Distrait de ses études par une vocation irrésistible pour l’aviation, il abandonne l’université en 1922, entre dans une petite société de construction aéronautique et obtient son brevet de pilote. Grâce à des avions achetés aux surplus de l’armée et remis en état par ses soins il participe à de nombreuses fêtes aériennes, faisant des exhibitions et donnant des baptêmes de l’air. Le 15 mars 1924, avec déjà une solide expérience, il entre dans une école de pilotage militaire mais quitte bientôt l’armée avec le grade de capitaine et devient pilote de l’aviation commerciale. En 1926, il assure le courrier postal régulier entre Chicago et New York, volant de jour comme de nuit et par tous les temps. Ayant appris qu’un mécène, Raymond Orteig, offre 25 000 dollars au premier pilote qui relierait New York à Paris sans escale, Lindbergh décide de tenter sa chance. Il réussit d’abord à convaincre un groupe d’hommes d’affaires de Saint Louis de subventionner l’étude et la construction d’un avion spécialement conçu pour ce raid. Il en suit attentivement la construction, effectuée en soixante jours, et en assure les essais au début de mai 1927.

 

Le décollage du raid New York-Paris a lieu à l’aube du 20 mai. Le Spirit of Saint Louis, monoplan, monomoteur Wright J. 5 A de 220 ch, est à la fois frêle et rustique…Il ne permet pas de visibilité vers l’avant, aussi un périscope offre-t-il une vision précaire. Seul instrument de navigation, un compas magnétique. L’avion n’a pas de radio. Enfin, il emporte 1 707 litres d’essence et 25 litres d’huile ! Le décollage, au poids de 2 410 kilogrammes, est long et pénible. La grande aventure est commencée et elle sera pour le pilote une lutte continuelle contre les éléments, les crampes, l’inquiétude et surtout le sommeil.

 

 

 

 

Charles Lindbergh a préparé avec un soin extrême sa navigation.

 

Après 11 h 03 de vol, il passe Terre-Neuve. Lorsque dix-sept heures et vingt-cinq minutes plus tard, il survole l’Irlande, il passe seulement à 5 km du point prévu ! Il est 20 h 20, heure de Paris, quand il survole Cherbourg.

 

La nuit est tombée lorsqu’il aperçoit la tour Eiffel éclairée. Il se pose finalement au Bourget, le 21 mai 1927 à 22 h 21, après un vol de 33 h 29 à 188 km/h de moyenne. Il reste à bord 322 litres d’essence, de quoi parcourir 1 300 km de plus que les 6 300 de la route New York-Paris.

 

Acclamé par la foule, Charles Lindbergh devient un héros, il n’a alors que vingt-cinq ans.